Résumé

A. Geffroy Affaires du Danemark (1861)

Puissent seulement les éventualités de toutes parts menaçantes dans les relations de l’Europe orientale et centrale permettre aux amis du Danemark de hâter l’accomplissement d’une solution tout indiquée : l’abolition de la constitution commune et l’union seulement personnelle pour le duché de Holstein ! Puisse le Danemark jusqu’à l’Eyder (et non plus jusqu’à l’Elbe) rompre enfin ses plus dangereuses attaches avec l’Allemagne, condamnées en partie par les traités !
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A. Geffroy Affaires du Danemark (1861)

C’est même un droit dont le Danemark se voit privé arbitrairement. Bien plus, il ne demanderait pas mieux que de faire part au Holstein lui-même de toutes les libertés souhaitables. Le Danemark a rompu avec les liens du passé, et il s’est mis à l’unisson avec l’esprit moderne ; il n’a qu’à gagner à la liberté et à la propagande de la liberté. Ce n’est pas là pourtant le compte des hobereaux du Holstein, qui dominent dans les états provinciaux d’Itzehoe, comme dans ceux de Lauenbourg.
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A. Geffroy Affaires du Danemark (1861)

Cependant l’Allemagne, après avoir tant menacé, hésite encore ; elle sait bien que l’Europe ne sera pas avec elle, et, considérant qu’une guerre allumée peut en faire éclater d’autres, elle craint d’encourir une si grande responsabilité. En face de ces hésitations, dont il faut savoir gré au plus fort, le plus faible est prêt à condescendre à tous les arrangemens conciliables avec le droit et avec l’honneur. Puisqu’une solution apparaît qui semble ménager les intérêts des deux parties, pourquoi désespérerait-on que l’intervention de la France, de l’Angleterre et de la Russie la fît admettre ?
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