Résumé

A. Geffroy L’Agitation allemande contre le Danemark

L’Allemagne, surtout la Prusse, jalouse de posséder quelque jour une marine, voyait et voit encore avec ressentiment le meilleur port des côtes méridionales de la Baltique, la rade de Kiel, appartenir au roi de Danemark, duc de Slesvig et de Holstein. C’est un fort dangereux voisinage enfin que celui d’un grand pays qui se sent mal à l’aise, qui voudrait changer sa situation intérieure, et qui ne sait où se prendre. Or tel était à coup sûr jusque dans ces derniers temps le cas de l’Allemagne. Humiliée de n’avoir point de marine, il lui faut le démembrement de la monarchie danoise.
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A. Geffroy L’Agitation allemande contre le Danemark

À lire les protestations des petits états allemands, les motions précipitées de la Saxe, les interpellations soulevées dans les chambres de Berlin et de Vienne, les pamphlets du National Verein, les adresses de certaines réunions populaires, les propositions envoyées à la diète de Francfort, et par-dessus tout la protestation d’un prétendant qui porte un nom bien connu, M. le duc d’Augustenbourg, on s’est demandé avec surprise si en vérité la question des duchés dano-allemands allait mettre le feu à l’Europe.
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A. Geffroy L’Agitation allemande contre le Danemark

On a dit encore que le traité de Londres, quel qu’il soit, n’est pas un acte de garantie. Cela est certain. Ni la France, ni l’Angleterre, ni aucune des puissances signataires n’est rigoureusement obligée à défendre par les armes l’intégrité de là monarchie danoise ou la succession du prince Christian, attaquée même par la force ouverte, et fût-ce par un des cosignataires. Il n’en est pas moins vrai que chaque puissance, en apposant sa signature ou en donnant son adhésion, a assumé l’obligation morale de respecter la convention solennelle par elle souscrite en présence de l’Europe.
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