Résumé

P. Rollet,  Revue des Deux Mondes

“ Les opinions de Hobbes et de Rousseau ne peuvent soutenir l’examen ; la souveraineté, indépendante de la justice et s’élevant contre les lois de la nature, ne saurait se concevoir. Roi ou peuple, l’homme ne puise point sa souveraineté en lui-même, mais dans l’accord de sa volonté avec l’équitable, le possible et le nécessaire. Quant à l’intérêt considéré comme règle unique de la loi, rien de plus triste et de moins décisif. ”
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P. Rollet,  Revue des Deux Mondes

“ C’est que le droit a des sources différentes, la raison et le cœur de l’homme, les nécessités variables du temps, des circonstances, des lieux, la nature et le génie des peuples ; c’est qu’enfin le pouvoir contribue lui-même à créer, à maintenir le droit par la forme de la loi qui la rend claire à chacun, par la promulgation qui la fait connaître de tous, et par la sanction pénale qui ne permet pas qu’on la viole impunément. ”
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P. Rollet,  Revue des Deux Mondes

“ Le fondement de tout ordre social est dans la loi, et les obligations qui en dérivent pour tous et pour chacun sont le véritable lien qui unit les hommes ; mais quelle sera la source de la loi ? — Le pouvoir arbitraire du souverain, la conscience humaine éclairée par la raison, ou l’utilité particulière de la société ? — Ici les opinions diffèrent, et la dispute commence. Le droit, dit Montesquieu avec cette hauteur de génie qui le caractérise, est la raison humaine en tant qu’elle gouverne les peuples de la terre. ”
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