Résumé

René de Chazet L’Art de causer, épître d’un père à son fils

Il faut avoir eu le bonheur de causer quelquefois avec cet homme extraordinaire, pour se faire une idée de son amabilité ; il est, en conversation comme en poésie, un véritable Protée ; aucune science ne lui est étrangère, aucun sujet ne l’embarrasse : anecdotes, beaux-arts, littérature, morale, il parle de tout avec une légèreté, une grâce et une politesse qui lui font autant d’amis qu’il a d’admirateurs.
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René de Chazet L’Art de causer, épître d’un père à son fils

On veut trop raisonner ; la politique austère,
Devient par-tout l’effroi de la gaîté légère ;
On disserte sans cesse, on bâille, on ne rit plus ;
Le goût pourtant visite encor quelques élus,
Parmi les plus fameux puis-je oublier Delille ? (6)
Il cède au doux penchant de son esprit facile,
Et nous dit un bon mot comme il fait un bon vers ;
Il fronde un ridicule, il se rit d’un travers,
Ou remontant pour nous le fleuve de la vie,
Fait oublier le temps, comme le temps l’oublie
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