Résumé

Réflexions sur l'intervention en Espagne… (1834)

Si l'on envisage l'intervention d'après l'effet moral qu'elle produirait en Espagne, on pourrait craindre une fusion momentanée des deux partis (celui de la reine ne compte pas; il est avéré qu'il est très-peu nombreux et n'a pas d'hommes d'action) , et par conséquent de rencontrer, comme en 1808, des ennemis partout; de se trouver engagé dans une guerre funeste pour la France, et qui pourrait compromettre jusqu'à l'existence de la dynastie.
Source : Gallica

Réflexions sur l'intervention en Espagne… (1834)

La France fera ces énormes sacrifices à une crainte chimérique, se précipitera dans un abîme sans fond, pour prévenir un danger qui n'existera jamais.
Quant à. une indemnité quelconque, il n'y
faut pas songer : les remboursemens de l'Espagne ne sont plus une question que pour les
ignorans, ou les gens de mauvaise foi : l'Espagne ne rembourse jamais, et moins encore à présent, que ses affaires sont connues, et ses ressources, milles ou à-peu-près, mises au grand jour. Les 80 millions de l'occupation de 1823 sont perdus
peur toujours
Source : Gallica

Réflexions sur l'intervention en Espagne… (1834)

Du reste, il paraîtrait que , nonobstant les stipulations du traité de la quadruple alliance, la France hésiterait à intervenir en faveur d'Isabelle II, craignant peutêtre de montrer à toute l'Europe que la majorité de la nation espagnole est pour don Carlos-, et que l'intervention aurait pour but d'imposer à l'Espagne une forme de gouvernement contraire à ses lois, à ses moeurs, à ses habitudes, à
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sa volonté; et, considérée sous ce peint de vue, l'intervention trouverait peu de sympathie en France, même dans le parti du mouvement.
Source : Gallica

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