Jean Bonhomme

Résumé

Jean Bonhomme Les 243 millions perdus (1877)

S'il a un peu de coeur, et s'il est innocent, rien que le soupçon qui pèse sur lui est un poids terrible ; il cherche par tous les moyens à établir ses comptes pour montrer qu'il n'a pas volé, et jusqu'à ce que toute l'affaire soit claire comme eau de roche, il ne dort pas tranquille, il ne s'occupe que de cela, il ne rêve que réhabilitation. Un honnête homme tient plus à son honneur qu'à sa vie, et à plus forte raison qu'à des écus ; ces écus feraient-ils des millions.
Source : Gallica

Jean Bonhomme Les 243 millions perdus (1877)

Il y a d'abord des républicains qui ont de l'argent ; il y en a même qui n'avaient pas le sou avant la guerre et qui ont des millions aujourd'hui. Est-ce qu'on ne pourrait pas regarder un peu d'où cet argent leur est venu ?
Ce serait peut-être légèrement indiscret; mais la justice fait la même chose tous les jours.
Supposons que moi, Jean Bonhomme, qui ne suis guère plus riche que ne l'était.
Source : Gallica

Jean Bonhomme Les 243 millions perdus (1877)

C'est la richesse de 2.500 propriétaires, c'est l'avoir de 25.000 petits cultivateurs. Eh bien! certaines gens ont su, outre bien d'autres choses, dépenser 243.000.000 de francs sans laisser de traces de leur emploi, l'as de quittances, pas de preuves.
Diantre ! si un caissier ou un comptable se trouvait dans la position de ne pouvoir fournir la preuve, la justification seulement de 2.430 francs (mille fois moins) , on mettrait en doute sa probité, on crierait au détournement ; on le livrerait à la justice. Et voilà 243 millions, qui appartiennent au vrai peuple, ceux-là
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature