Alfred Decoene-Racouchot

Élements biographiques

Alfred Decoene-Racouchot La troisième République (1876)

Sacrifiant à leur amour de la patrie Leurs anciens préjugés, Rémusat, Lasteyrie, Lavergne, Casimir Périer, Montalivet, - Toute cette phalange illustre qui suivait Depuis longtemps déjà Thiers, leur guide,en sa route —
Virent qu'il était temps que l'on sortît du doute ; Et, grâce à leur concours, le vingt-cinq février France ! il te fut enfin permis de t'écrier : — « Peuples ! la République est à jamais fondée ! » — Et quand cette assemblée, hélas ! inféodée, Aux haines, aux erreurs d'un passé disparu, Mit en œuvre la loi qu'on avait longtemps cru Devoir être le fort terrible, inabordable.
Source : Gallica

Alfred Decoene-Racouchot La troisième République (1876)

Qu'en dehors d'elle enfin, il n'était que néant, Démembrement, ruine et discordes civiles Sous l'œil des Prussiens ensanglantant nos villes, — C'est pour cela qu'il fut renversé; — mais du moins, En quittant le pouvoir, il avait pour témoins De ce qu'il avait fait pour notre pauvre France , Notre admiration, notre reconnaissance, L'Héroïque Belfort au pays conservé, Le commerce repris, le crédit retrouvé, Notre rançon payée, et — preuve sans réplique
De la foi qu'inspirait déjà la République, — Le colossal emprunt couvert quatorze fois !
Source : Gallica

Alfred Decoene-Racouchot La troisième République (1876)

Mitz en lasnes, Remord vivant ! debout là bas, sur notre seuil, Comme un perpétuel et morne appel aux armes, Nous montrent constamment leurs noirs habits de deuil.
Mais au fond de leur cœur il reste l'espérance ; Et, malgré leurs bourreaux joyeux et triomphants, Ils attendent toujours l'heure sainte où la France Retrouvera tous ses enfants.
Source : Gallica

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