Amédée Déoux

Élements biographiques

Amédée Déoux Chansons dites à la Béranger (1834)

L'on peut fort bien abuser de la messe Et dépouiller les vivans pour les morts , Faire l'amour en étant à confesse , Mais le remords , le remords , le remords !
Ministres, rois , princes et seigneuries, Entre vous tous partageant l'univers , Vous possédez nos trésors et nos vies , Le droit de grâce , et le bagne, et les fers : Ménagez bien le sang du prolétaire , Le lendemain l'on n'a plus peur des morts; Dans les tombeaux on les force à se taire , Mais le remords , le remords, le remords !
Source : Gallica

Amédée Déoux Chansons dites à la Béranger (1834)

Faute de pain , Sa Djali (1) , sa Djali si chère Mourut de faim : Pour elle en vain le luth sonore Intercéda, Et pourtant, elle espère, elle espère encore L'Esméralda.
Elle chante : Aimez la patrie ; Fraternité !
Elle aime aussi plus que la vie La liberté !
Le Nord, tyran qui tout dévore , Un jour gronda ; Et pourtant elle espère, elle espère encore L'Esméralda.
(i) Nom de la chèvre aux cornes dorées que l'Esméralda avait toujours avec elle sur les places publiques.
Voyez Notre-Dame de Paris.
LE REMORDS.
Air : Pas d'amour.
Source : Gallica

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