Amédée Déoux, Chansons dites à la Béranger (1834)
“ L'on peut fort bien abuser de la messe Et dépouiller les vivans pour les morts , Faire l'amour en étant à confesse , Mais le remords , le remords , le remords ! Ministres, rois , princes et seigneuries, Entre vous tous partageant l'univers , Vous possédez nos trésors et nos vies , Le droit de grâce , et le bagne, et les fers : Ménagez bien le sang du prolétaire , Le lendemain l'on n'a plus peur des morts; Dans les tombeaux on les force à se taire , Mais le remords , le remords, le remords ! ”
