Collective work

Élements biographiques

Collective work,  Mercure de France

“ Il semble infiniment probable que ce soit dans la chanson et dans la danse populaires, inaccessibles à la surdité beethovénienne, que Weber et Schubert aient éprouvé l’ambiance harmonique efficiente et les sensations transmuées d’instinct en œuvres d’art où gît la matière sonore exploitée par plus d’un demi-siècle postérieur. La part de Schubert fut la musique pure. C’est là, bien mieux qu’en ses lieder, qu’on découvre le novateur génial, et, si son harmonie y dépasse en hardiesse Weber, au surplus son aîné, il n’a pas moins profondément agi sur l’évolution des formes. ”
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Collective work,  Mercure de France

“ On nous joue trop peu de Schubert, aux grands concerts comme aux petits. En dehors de sa Symphonie inachevée, nous entendons de lui tout au plus quelques lieder et deux ou trois courtes pièces de piano, toujours les mêmes, risqués par des Allemands de passage. Schubert n’est pas à la mode chez nous ; nul génie n’y est plus méconnu que le sien. Sans doute, nous avons peut-être une excuse pour l’accueillir discrètement au concert, à savoir cette « longueur céleste » que Schumann, tout en l’adorant, ne devait pas moins constater. ”
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Collective work,  Mercure de France

“ Le torrent de lyrisme harmonique déchaîné par le Chevalier Gluck, endigué par Mozart, se divise en deux branches soudaines, avec Weber (1786-1826) au théâtre, et Schubert dans la musique pure. C’est, du vivant de Beethoven et du même coup, le « romantisme » parallèle de Wagner et de Liszt en puissance. Ces devanciers moururent trop tôt pour que leur génie pût donner toute sa mesure. Leur œuvre n’est pas sans faiblesses, sans déchets quelquefois oiseux. ”
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