Diderot, Malouin, Vandenesse, L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Dans cette opération, le beurre d’antimoine distille plus aisément que le mercure, parce que l’esprit de sel, en divisant l’antimoine, multiplie ses surfaces ; & au contraire, en quittant le mercure, les globules de celui-ci se rapprochent, & de cette maniere le mercure devient moins volatil, & l’antimoine moins pesant. L’esprit de sel marin est le dissolvant propre de l’antimoine ; c’est une des convenances que les Alchimistes trouvent qu’il a avec l’or ; l’acide du sel marin ayant plus de rapport avec l’antimoine qu’avec le mercure, il quitte celui-ci pour dissoudre l’antimoine. ”
