“Aufli l'Eglife Catholique affiliée du faindt Efprit, cognoiflant que c'eft par foy que l'on doit receuoir les graces qui nous font prö'mir fes,elle met la raifon humaine aux pieds adorant en humilité les facrez myfteres qui luy font com*, mis.”
“Noftre foy, dit-il, doit reflbmbler cellede ' l'incomparable Abraham, nous ne deuohs nul lement enquérir, comment s'accompliront les promefles qui nous font faidtes delà part de.no r lire Dieu,' quelques.eftranges qu'elles foient à nos fens, celuy qui les promet eft fidelle.”
“Voftrear gument eft, que tout chaftiment doit feruir pour l'exemple ou pour l'àmandement de vie, que les péines de purgatoire ne font vtiles ny à i'vn ny à l'autre, donc il n'y en a point. Si la conclufion de voftre argument eft veritable par la raifon de fcsprcmices, le fera-t'il pas.contre l'enfer,' 15 où il n'y a point du roue d'amandement de vieny d'exemple. Niant l'enfer queftabliffez-vousîDc repartir que l'Euangile parle de l'vn & non de l'autre,les ames pieufes les y trouuant tous deux &■ non les enfans de Belial, toufiours cela ne va lideroit-il voftre argument”
“Commentores accommoderez-vousce quiconque mageracepain ou boira de la coiip pe du Seigneur indignement fe-ra coulpable du corps 6cdu Tang du Seigneur, aucc voïtre Croya - Ce qui n'admet nulle manducation réelle fans foy; 6cefteuation de penfee au Ciel,6cnulle foy fans perfection J Car fi fans foy oh ne man ge que du pain & ne boit que diivin,ccliiy qui ne croit point ne rencontre en fa bouche que les fubftartces dû pain & du vin, comment les prent-il indignement, 6ceft-il coulpable dela mort du Seigneur, pour rie receuoir, que du pain & du vin?”
“Mais ordonne les îïnsa "We Eternelle,les autres a: éternelle damnation?,ainßfelon la fin à laquelle efi creé l'homme nota difons qu'il efi predeßine À mort ou à Vie, Pc cette belledéfinit tionde predeftination, il s'enfuit que Dieu créât les hommes pour la vie ou pour la mort eterncl-i le, que les bonnes ou mauuaifes œuuresjfont inutiles pour arriuer à ces fins: car elles n'en peuuent eftre iuftement les moyens fans là libre volonté de les eflire, veu que la predèftination e£t par de/Tus qui oblige.”
“Et que de tout temps. l'E glife vniuerfelle l'a ainfi creu, mefmes les Grecs' Se les Armeniens qui s'en font feparez lecroyenc encore. Pour le fécond, à la vérité eschofesdelafoy, comme celles-cy, &fuiuant les préceptes de S. Paul, ie tiens qu'il faut renoncer à" fes fens, n'y ayant rien plus contraire à lafoy, voire à cette vérité que de les en faire iuges. Et s'enquerir comment cela peut eftre, c'eft appeller en.con feilles affcdtions Sepallions naturelles,Seranger les effets diuins à noftre intelligence;ce qui nous ■ eft expreflemerit deffendu és myfteres de lafoy, fur peine d'Atheifme.”
“Et que les aurres palïages fe doiuenr prendre felon la nudité des paroles, ôcà la lettreconfor mément à l'intention de lefus-Chrift.Ne di&es donc plusauffi que S. Paul répétant trois fois paiti & vin,explique la volonté du Maiftre,ilnc peut donner autre entente auxpromelTesdele-: ' fus-Chrift, que félon l'intention de Iefus-Chrift, le valet ne peut eftre plus entendu que le Sei gneur, ny le difciplequéledo&eur, principale ment aux inftitutions diuiiies:ce qui peut efchoir autrement és humaines.”
“Ion vous ne conftitùent nul Sacrement ny ail; donnant, ny'au r'éceuant, donc nulle mandu cation facramentelle ny reelle, ainfi nulle faute* 1 âinfi par voftre croyance il s'enfuit que S.Paul a voulu entendre autre chofc que pain & viheii cette repetition. ;, i Mais reuenant à la fource (e'eft aiix propres i. paroles de Iefus-Chrift ) vous alléguez qu'a près la fraóhire du pain 6cboitte de lacouppej que le Seigneur les a encore nommez pain Se vin,en. ce pacage : le ne boiray de ce”
“Çe grand Patriarche n'euft merité la belle qualité de Peredes croyans, fi l'Eternel luy faifant la pro I. . mede d'vne innombrable lignée,il fefuftenquis,', comment feray-je des enfans, moy qui n'ay plus , de vigueur naturelle, ny de reflentiment pour ; les actions de la chair,mefme que Sara ma fem- ■ ; ' j me a p^erdu les marques ordinaires de la genera tion? au contraire plein d'humilité il creut, efpe- ~R.om.chnp. ra, âcluy fut réputé à Iuftice. Ceft donques pario.verf.ij.”
“Qui nous les fait dor^c receuoirôc comprendre en leur vray fens, finon là foy, fans laquelle toutes Religions font contes borgnes de quelque façon que les fçauriez imaginer $ ce que ie vous déduirois.”
“Chrift ne defeendat en terre, eft il pas plus appa rent dcîe manger fubftan'cielleraent de la bou > ! t il die 8cde l'amc rie faifant qu'vn fubied, &ap.pU* quant l'a&if au paflïf, que dereduirele tout ÇXK vne pure Ôcgroçcfque imaginatio, & devouloic que îa foy donne eftre aux c ho fes contingente^? le remercie Dieu quimîa retiré de telle cabals pour quitter tels Rabins, plus ie penfe à la façon que vous auez de combattre la vérité,.& plus ie m'eftonne comme fa bonté vous foufFre u long temps blafphemer, vous vfez de mcfmés armes quçles Athçiftes, 6c detous Yosplus folidesar-?”
“Ainfique vous fouftenezla predeftination, de mefme niés-vous le tiers lieu,que l'EglifeCatho . lique (fondée en cette croyance fur la fain&e EC criture) nous enfeigne eftre le lieu où nous fatis faifons àlaiuftiçediuine, & purgeons nos ames fouillées des pechez qu'elles ont contra&é auec les coirps'.cohtre cette croyance,vous argumen tez d'vne façon qui verus condamne d'impiété voire d'irréligion. Car óftez le chaftimentaux fautes, vous deftruifez la iuftice, rendant la con • dition de tous les hommes efgale”