“Qu’est-ce que l’homme ? Semblable aux bains, en la première chambre tépidaire, inctuaire l’enfant né est oint. En la seconde sudatoire, est l'enfance. En la troisième l’étuve seiche est la jeunesse. En la quatrième frigidaire, la vieillesse. Qui départ à tous, également la sentence.”
“Vénus est peinte nue, et les amants peints nus. Car puisqu’elle leur plaît nue : il convient que d’elle soient délaissés nus. 237 - 238 - 239 - 240 Question 57 : Pourquoi Vénus est mariée à Vulcain ? Cela démontre que l’amour s’enflamme d’une chaleur véhémente.”
“Biij 6 D IS co VRS qui endurcis aus vieilles opini ons 5 trouuent cela bonfeiilc ment, que l'antiquité a receu, fans fonder plus auant la raifon du fujet : m'a femblé digne, Se conuenable à mo office,& pro-, fefsion encommencee, décla-1 rer ici fommairemét les caufes, & raifons, qui m ont émeu à penfer,enfeigner,&à écrire tel les conjonxions,en nom de ma riage, être inualables, illégiti mes, Se réprouuees de Dieu, Se de nature. Et ce faifant,i efpére, qu'au même trefor de ce mien petit fçauoir, le Le&eurtrou liera atfez.”
“Hateux amadoumés Se alechetricns amouieux,ou . autre pareils artifices, que. par obict aucun de vertu.Et en outre,où la ieuneffe fe laiffe conduire par raifonsa il chemin de mariage: lepere defireux fur toutes chofes de voit pofterité de Iuy Sc de fon filz ,né fe rendra pas' fi téuiquc", dur, auftere,ny rétif, comme fi l'enfant fe vouloit ùcrer au monaftere.”
“Comme par exemple,net pas défendu à vn orfeure, fai fant calices, ou reliquaires d'ê glife, les toucher, auant qu'ils foient beneits , Se facrés : bien qu'après,lui foit interdit, Se ne foit permis, qu aux prêtres. VI. M En dernier lieu ie vousprie " écouter,vne belle,do&e & puif fanteraifon.de laquelle on me penfoitjinéuitablement abatre. Le filz,peut entrer en religion, fans le vouloir, Se autorité du pere: Voire le pere,des pieds,Se • des mains > contredifant. ?”
“Qu’est-ce qui à l’un plaît et à l’autre déplaît ? La vie. 77 - 78 - 79 - 80 Question 21 : Quelle est de toutes la meilleure vie ? La plus courte. 81 - 82 - 83 - 84 - 85 - 86 - 87 - 88 - 89 - 90 - 91 Question 22 : Qu’est la plus certaine chose de toutes ? La mort. 92 - 93 Question 23 : Qu’est ce que la mort ? Perpétuelle assurance (?assevrance) . 94 - 95 - 96 - 97 - 98 Question 24 : Qu’est ce que la mort ? Chose qu’aucun ne doit craidre, s’il est sage. Ennemie de la vie, puissance divine, sur toute chose vivante. Crainte des parents. Proie des enfants. Grâce des testaments.”
“Lefquclles raifons ont plus de lieu, au luariage du filz,d'autant, que contra&c fans le vouloir du pere, peut fans comparaifon plus intcrefTer les parens : & d'auantage, la feneftre feroir autrement ouuerte, à fix cens peruers, & iniques moyens, d'atti rer, feduire, & fuborner les icunes filz, & filles de bon- , ' ne maifon. Ce font nos argumens & raifons,lefqucls bien enteu dues font (fi ic ne me deçoy:) allez fortes,pourrendre ros aduerfaircs, harafTcz& hors d'aleinc : toutesfois leur donnerons nous encore , par manière de furcrois, des authoritez, & d'Exemples , pour les rafrefchir.Sc”
“C'êt, q les bêtes n'ont autre mouuemétàsaflembler, qu'un naturel apétit,& volupté fenfuelle,dépourueuë de toute difefétion de iugementîdêquel les là conjonxiön,par ce nioiën ne. peut être appelee mariage, Mais.les hommes Se femmes, fe con joignent aueques fens, raifon,prouidence, & eléxion. Laquelle ne peut être fans con feiljôe délibération précédente. 1 Les enfans donques, qui fans .”
“Ut tUdiélll XX yi. le filz, veut être en iugement, pourdifcepterdu droit de fon benefice : le eonfentement du pere , n'êt point requis. par ce qu'il traiâoit,de chofe ja faite, au'parauat fpirituelle. mais par tant ne fenfuit'paSjqu'és chofes de foi prophanes, bien que par elles s'en forme vnc fpirituelle”
“A la diflolution de cet argumer, ic ne veux pas lui- .ytrneproie ure ce que quelques vns ont aflezlegicrement côfide- urates n^res ré:aflauoir, qu'en cette Decretale, cft prefuppofé les fi. du filmer Inj ançailles auoir eftefaites legitimemcntrc'eft à dite,du confcntement desparens, S: depuis la fcmpie auoir e vcdere - fté rauie contre leur volonté, bien quelle y confentic, ptd. dont ne fc faut efbaïr fi après que le pere a autorisé, & '' - approuué les fiançailles, il ne Iuy cft loyfible varier, 'Vt' changer depropos. t * r*pnr.”
“Fâcherie d’un esprit oisif à l’enfant, et à la pucelle honte. À la femme fureur. Au jeune homme violente chaleur. Au vieillard risée, à celui qui s’en moque méchanceté. 250 - 251 - 252 - 253 - 254 - 255 - 256 - 257 - 258 - 259 - 260 - 261 - 262 - 263 - 264 Question 60 : Qu’est-ce que Dieu ?”
“En outre, quand nous difons le mariage cftrechofe fpirituellcîfe doit entendre du mariage parfait,& abfo lu iuftement, Se felonies lois, & non point des chofcs antccedentes,qui font neceffaires.pour le former,& par Mari*p,tka. fairerautrementfaudroitdire, que les confcntemens,& parolles des parties contractantes le mariage,feroienc fpirituellcs.Chofctrop ridicule à penfer.Sf plus encore de croire, qu'y ne temerairt.,folc, &-impudique conion ftion de deux folaftres perfonnes,fuft fpirituellç.”
“Toutefois depuis les clefs du tems,& de l'expérience , ont fi bien ouuert le précieux trefor,de layeri té:que cette mienne opinion, a été faite plaufible. & des plus doâtes 3fenfés,& yertueuxjfi fauorablcmcnt receuè }que mes emtieux me mes, s'en font bien dai gnés faire plagiaires 3 <& autheurs.Ce que pourtant ïaiprins en bonne partie. par ce qu'entre amis, (tels qu'il conuient aux Cretiens etre:) toutes ckofis, filon le yieuxprouerbe,doiuent être communes.”
“SV R LES MARIAGES^ £ fcréte,follatre , de mal cofeillee ieuneflc,ne faillir pas tant (bien que la faute foie grande) que ceux à qui Dieu a diftribuê la connoiffance des lettres, &di fciplines.Lêquels éfrontêment, & en oftinee pertinacité,louent aprouuent,& confirment fi dé bordées , téméraires, & folles conjonxionsîLeur donnant en-, cor le faint nom , Sz honorable tiltre de mariage , par ie ne fçai quelles raifons, à leur auis bien fortes,Se grandes. Mais à mon iugemét,bien foibles, & fophi ftiques,commeiai piéçamon tre, tant en mes leçôs publiques que par mes écrits.”
“Jercr , ce que les loix Ciuiîes ont ordonné ,qu'en.. dsux cas les contra&s faits par les fils de famille, ab 'fens les peres , foy ent cfFcdîucItcmcnt,inualablcî^. Le premier, quand l'enfant fait vn ,vccu à laRe " publique ,• comme de baftir, ou drefler quelque LEDIT DES M ARIA OS 5.”
“S ur ceci, ne fera impertinent d'ajouter,que quand il ja quel que doute, clérement décide par la loi ciuile,il faut la s'arrê ter, fi nommeement le droit J6 Canon?ni répugné *comme en ch*p. i.& ce cas ici: auquel les conftitu D ï8 DIS C'O V-RS dons Canoniques & Papales^ confentent, de s'âcordent au droit Ciuil: tant s en faut,qu'el les contrarient. ainfi que plus amplement nous motrerons ci après,Pour le moins ne peut on nier,que la quéftió ne foit dou teufe, & controuerfee: donq faut il néceflairement fuiüre cc . que les autheurs des loix ciuiles en ont écrit,établi, ôc ordonné.”
“Venant donc audernict point,la confirmation de cet te fcntenccspar exemples, me femble fort ailée , par , tant que non feulement les Romains & Grecs qnt rc/ ligieufement gardé, Si obfcrue , que les mariages des enfans ne fuflent clanculairemeiit cötra&ez , ny autie ment.que par la yolontc des perc£:mais encor*, toutes les nations eftrangcs 5c barbares, par ce que cciinme a v t lai fie eferir Iuftinien, cc n'dt pas la feule r lifonciuilc ftrA.jJtwi. qui nous achemine!”
“Lêquelles raifons, ceffent au mariage, par lequel (feruantà la raifon vulgaire: ) le filz, n ec pas tiré hors la puiffance du pe re.Et après, ( reuenant à notre raifon:) nous voiôns les ieunes gens,s'ils ne font fouz.”
“Pour donc venir au periode de mon defein.S: tefou-. drekrietiemcnt cefte controuerfe, iedy, eftre chofc trcfcertainc,trefcôftantc,&trcfueritable,le mariage c5 tradé par les enfans, fans le vouloir, confentement, & authoritc des peres,eftre de tout droit diuin, naturel,& humain inuallable,&de nul effet/parles raifons,auto ..”
“De ce deffus,defcend la qua trième raifon, qui et prinfe de la nature : d'autant que comme de dit Iuftinian l'Empereur que le filz ne fc puifle marier,fans le vouloir & confentement dupe ré 5 ne procède pas feulement, de la feule autorité^ purs pré ceptes S V R LES MARIAGES. 1^ ceptes de la loi Ciuile:mais plu tot de la raifon naturelle, impri mee dans nos entrailles, qui nous commande nous rendre, de volóté,deparolle,& défait, obeïflans & officieux à nos pa rens, ôc les réuérer en toutes for name m tes.”
“I^ous reboucherons donques, .nucux la jRsßoJt. pointe,&la violence de cetargument, fi nous difons iiy. *rg. que la dccifion / cft illeç fpccialc,& particuhctc-.partâc chab vi <îuc^crn2r'aSe cftoit côfommé par ceuurecharnelle: derJJr. '* aucluc^ cas,Ie droit Canon.potir ne troubler lesmaria ges, qui défia font paifiblcs,5c en icpos:^ pout autres bons refpedts, fc réd beaucoup plus difficile : à difiou dre ccfaint miftcrc.Scfacrélicn de maiiage.Voire con firme bien fouuent 1 es nopees, au paranant inualahlés, ,Chnp . xxi. 011 peu d'efFcft. ' Et qu'il foitainfi, il n'eft pasloifi.”
“N du,aux mariages contradés par les filz:, excédans Tage de xxx. ans. pourueu toutefois / quils aient requis l'auis, de confeilde leurs parens, ou s'en foient mis au deuoir. A V roi encor: Voilà (Sire,) ce que i ai vou lu briéuement recueillir, pour confirmer votre trêfaint Edift, & remparer mon opinion des mariages contrales par les en fans,fans la volonté des percs. qu'il plàirâ à votre majéfté cón feiller en bien. & vfanten mon endroit,comme enuêrs tous les autres , de votre trêgraciéufè bofttjp, réceuoir humainement ' de SVR LES MARIAGES”
“Ce que neleroit, fi lecôfen rup ch.xuij. cement du pere,y eftoit requis.partant que le fils fero.it dt'kC%rJ'X' priué,par cemoycdçpouuoirlibrcmer choilîrfemmç Jt J ' à fon gré,eftant côtraint de fuiure la diferetiô duPere.”
“Et d'entrer à la curieufe difpu te,de ie ne fçai'y quels philofo phes j altercans par confltâe Sc numerofité de raifons , fi le filz 'S VR LES MARIAGES. 13 en toutes chofes fe doit rendre obeïffant,&:obféquieux au pe re; 5 n'êt à mon iugemcnt be- gelle foin,partant qu'eux mêmes ac- 2^- ' cordent qu'és chofes moiennes 'ure.”
“En fécond lieu, fe prefente i'ZZi" renu l'honneur, &c réuérencedeuë v aus parens : lêquelsjtant parla loi de nature,en nos coeurs im primee;et engrauee diùinemét, 5 que par le commandement de? Dieu, mille, fois, inculqué aus faintes Iettres,il nous conuient ^.f^m honorer en parolle > 8c; en œu. C .TO DIS COY RS ure.Voireainfiqueles plus no bles autheurs ethniques,ont lai-f se écrit comme nos dieus terré ftres. 1 Tu honoreras tonpere jrißoteÄH & ta mere ( difoit le Seigneur qua'chAp. Dieu) fi tu veux viurc longuc iJ'fcer°ifmenc^urla terre>'p puZ: gneur te donra.”
“P*rU ßc Saint Ambroife, écrit aufsi, cbqjmu. mJr'ufcJ au liûrçdesNombres.5 Si la ieu| pom.: ne fille, qui êt encores à la mai- -I fon de fonpere, a fait quelque I vœu 3 aueques ferment, de ne fe marier point:et le pere,après l'auoir entendu, n'en dit rien^il faut qu'elle acompliflfe le vœu: maisti incontinènt5que lepere l'a fceujil i a cotredit,≤ vœu 6c le ferment fait par la fille, êt inualable;tellement quelle net E z6 DI SCO V RS .”
“Le troifiéme, fi le pere a.de meuré abfent trois ans réuolus. paffé lequel tems>le filz n et plus tenu de l'attendre. ains fe peut % , librement marier.ppurueuqu'il Loi ix.x et prenne femme,honnête?ôccqn rlmwip.”
“SVK ZES M R J\A GES contrdStêspar Ies Enfansfans Tauis,confiil, &*yolonté des Peres. |E ne me puis af jfez, ébaïr de la mi fére, en laquelle lespoüres,&: ca lamiteux Chre tiens , par grande ingratitude, journellement fe plongent : lê quels aiänt receu,tant de biens, faueurs, &c benédixions,de no tre trêpuiflant,&; trêbon Dieu, abufent ils neatmoins tellemet de fes graces, &: benefices, que les chofes par lui treflaintemét, 6c pour leur bien inftituees,le B”
“IZ DISCOVRS pere : d autant,que comme di i foie le vieillard Démipho Të pZmion. rencicn: 1 il nia opprobre,côtu melie^m iniure,qui plus offen fele pere,que quand l'enfant méprisé, le confeil,auis,& con z fentement paternel, s'allie par mariage.DontfaintAmbroife, ßre.xiiif, * nepeut admirerl'amour de piété de Syfinne,qui pardó nafon filz, aiänt prins femme outre fa volonté : d'autant que lofféfe (come il lui fembloit: ) étoit aflez grande, pour rendre le pere iuftement indigné y §c implacablement courroucé.”
“Et qu'il foit ainfi, le droit Ciuil a été le premier qui a requis fur toutes chofes, grande, pleine,entiere liber té, auxmariages.ôc dêtêftéquel H Jij 3"4- DISCOVRS - le foit transferee, par quelque . 1voie oblique a vnenecefsité. 1 lotcxxxmj . ' DD.de ver Et neatmoins a il voulu, qu'aux i^cJcg4' mariages des enfansleconfen imtu.ßip. tementdupere3iinteruint. t LM^cde .. . r 5 . ; nup. Ioint que lur 1 autorite ot L.ij.DD.de troiee au pere, par les loix, au "PJlTde mariage des enfans,ie ne.”