Sophie Tisenhauz

Élements biographiques

Sophie Tisenhauz Halina Oginska

Il fit plus : sous le prétexte spécieux de recouvrer les provinces enlevées par les Turcs, Auguste, sans la participation de la république, conclut un traité avec l’empereur d’Autriche, le czar de Russie, le loi de Danemarck, le duc de Saxe-Gotha, qui s’engagèrent à lui fournir des troupes. Mais le désir de reprendre la Livonie, province cédée par un traité solennel à la Suède depuis un siècle, était le véritable but de cette coalition et de la fausse politique d’Auguste, qui d’un côté irritait la nation qui lui avait confié ses destins, et de l’autre s’attirait un ennemi redoutable.
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Sophie Tisenhauz Halina Oginska

Cependant les Polonais, doublement irrités et mécontents d’une guerre injuste entreprise sans le consentement de la république, et d’un traité conclu sans son aveu, chose qui violait ouvertement les priviléges nationaux, les Polonais sommaient avec fierté Auguste de remplir ses engagements et de faire sortir ses troupes du royaume. Les plus ardents patriotes menaçaient de faire main-basse sur tous les soldats saxons, sans attendre, disaient-ils, que de nouvelles troupes étrangères vinssent augmenter le désordre et opprimer la liberté.
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Sophie Tisenhauz Halina Oginska

Après avoir glorieusement triomphé de deux de ses ennemis, le roi de Danemarck et le czar de Russie, Charles poursuivit sa marche victorieuse pour atteindre Auguste, dont il avait juré la perte au fond de son cœur et d’un cœur inflexible. Le roi de Pologne, ayant échoué au siége de Riga qu’il avait commandé en personne, et n’ayant pas trouvé en Livonie les dispositions amicales dont l’avait flatté Patkul, laissa le commandement de ses troupes au général Stenau et au duc de Courlande, et se retira lui-même en Pologne. Les deux armées se rencontrèrent près la Dwina.
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