Sébastien Renaudin

Élements biographiques

Sébastien Renaudin Souvenir d'une messe célébrée en l'église Saint-Nicolas de Beaune pour les soldats morts et les… (1893)

Le soldat chrétien, parce qu'il aime passionnément sa Pratrie, sera toujours fier et heureux de lui donner son sang.
Messieurs, je viens de prononcer un grand mot : l'amour de la Patrie.
L'amour de la Patrie n'est pas assurément le monopole du chrétien, c'est le bien commun de tous. C'est un fruit spontané du coeur : c'est un sentiment intime que Dieu y a déposé en le créant et qui le fait entrer en communion avec la Patrie, l'associe à ses joies et à ses tristesses, le fait frémir quand on l'outrage, chanter dans ses triomphes, pleurer sur ses défaites.
Source : Gallica

Sébastien Renaudin Souvenir d'une messe célébrée en l'église Saint-Nicolas de Beaune pour les soldats morts et les… (1893)

Aimez la croix comme on aime son blason et regardez votre titre de chrétien comme votre plus beau titre de noblesse.
Soyez fidèles à la croix. Ne rougissez jamais de vos croyances, arborez fièrement votre drapeau. N'ayez pas peur d'aller à l'église, de prendre de l'eau bénite, de vous agenouiller devant Dieu.
Messieurs, c'est un gros péché que de livrer son étendard à l'ennemi.
Vous le savez, lorsque dans une bataille, un régiment a perdu son drapeau, tout le régiment porte le deuil, et il ne lui est délivré un nouvel étendard que quand il en a pris un sur l'ennemi.
Source : Gallica

Sébastien Renaudin Souvenir d'une messe célébrée en l'église Saint-Nicolas de Beaune pour les soldats morts et les… (1893)

I. — Saint et soldat ! Est-ce que ces deux mots ne paraissent pas, à première vue, devoir s'exclure réciproquement ? N'est-il pas vrai qu'on regarde communément la sainteté comme une fleur du cloître qui ne saurait germer et s'épanouir dans les camps ?
Erreur profonde ! Loin d'être incompatibles, la pratique des vertus chrétiennes et la pratique des vertus militaires se prêtent un mutuel et puissant concours.
La sainteté du moine n'est pas assurément la même que celle du soldat. Le moine a ses devoirs ; le soldat
a les siens.
Source : Gallica

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