Résumé

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet Un Raté littéraire au XVIIIe siècle

« Je dois vous prévenir, monsieur l’abbé Petit, que vous faites rimer « superflu » avec « plus » ; ce n’est pas admissible. « Superflu » au singulier ne prend pas d’s.
— Pardon, monsieur Rousseau, j’en ai mis une ! » répond l’abbé avec un sourire suave.
Au fond, le pauvre homme comprend qu’on se moque de lui, devine l’ironie sous les compliments et les fleurs ; mais il se délecte quand même à ces adulations menteuses et n’a pas la force de s’y soustraire. Voilà bien les lâchetés de la vraie passion.
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Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet Un Raté littéraire au XVIIIe siècle

« L’avouerai-je ? dit le pauvre abbé, l’examen fut sanglant. Mais je réfléchis sur les observations de mes critiques. Je vis bientôt qu’il n’y avait aucune pièce au monde sur laquelle on n’en pût faire d’aussi solides. Je me dis alors à moi-même : Comment ! voilà donc à quoi se réduit tout ce que les hommes de Paris, qui passent pour avoir le plus d’esprit, trouvent de répréhensible dans mon ouvrage ? En vérité, il faut qu’il soit mieux que bien ; je me risque donc à le publier. »
De nos jours, les ratés ne sont pas moins orgueilleux qu’au temps de l’abbé Petit
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