Voltaire,
LETTRE DE M. THIERIOT À M. L’ABBÉ NADAL
“ À M. L’ABBÉ NADAL [1] Tout le monde admire, monsieur l’abbé, la grandeur de votre courage, qui ne peut-être ébranlé par les injustes sifflets dont la cabale du public nous opprime depuis quarante ans [2] . Pour châtier ce public séditieux, vous avez en même temps fait jouer votre Mariamne [3] , et fait débiter votre livre des Vestales [4] ; pour dernier trait vous faites imprimer votre tragédie. Je viens de lire la préface de cet inimitable ouvrage ; vous y dites beaucoup de bien de vous, et beaucoup de mal de M. de Voltaire et de moi. ”
