Résumé

Anonyme Les Muses du Foyer de l’Opéra

Chacun travaille à perdre haleine
Pour prouver son délit : témoins de le charger,
Greffier d’aller son train ; Juges d’interroger,
Firent tant leur devoir, qu’au bout de la huitaine
Le procès fut mis en état
D’être jugé. Lors le Sénat
Ou si vous voulez le Bailliage
Assemblé sur les fleurs de lis
Ordonne que le gars tiré hors de sa cage
Soit sur le champ traduit en son sacré pourpris.
Dès que sur la sellette on l’eut fait comparaître,
Un des Juges lui dit : Vieux reitre !
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Anonyme Les Muses du Foyer de l’Opéra

Et dont tout jouvenceau seroit très orgueilleux.
Il frappa le bailliage ainsi que l’assistance.
Barbons voyant cela deviennent tout joyeux ;
Mere et fille ouvrent de grands yeux ;
Dévots baissent les leurs, criant à l’indécence :
De lunettes besoin ne fut,
De Microscope point, tant la chose parut
De belle et visible prestance.
C’étoit montrer son innocence
De la bonne maniere ! aussi l’arrêt de mort
Ayant perdu sa force, il gagna son village
Où malgré la leçon, maint et maint pucelage
Il sut déraciner encor.
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