Antoine Sallès

Résumé

Antoine Sallès Lyon en l'an 2000

Pangloss, mon ami, interrompit Candide, combien tout ce que vous m’apprenez m’étonne et m’enchante. Des académies qui ne sont point des cénacles fermés, mais qui projettent autour d’elles des rayons de lumière et de force, des hommes qui ne s’entre-déchirent pas, mais qui s’efforcent de mettre en commun parmi eux une somme sans cesse accrue de beauté et de bonheur, combien tout cela ressemble peu à ce que j’étais accoutumé de voir ici-bas ! Votre Pan est décidément un grand magicien, puisqu’il a réussi à accomplir une tâche que j’aurais jugée impossible.
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Antoine Sallès Lyon en l'an 2000

Les arts fleurissent maintenant dans cette cité ; des académies sans nombre, qui sont autant de foyers de vie intellectuelle, y répandent et y entretiennent le goût de la beauté sous toutes ses formes. À mesure qu’ils se sont façonnés et affinés, les Lyonnais se sont avisés de la laideur des maisons et des monuments qu’ils avaient longtemps considérés comme supérieurs en élégance aux temples les plus beaux de l’ancienne Grèce, et ils ont peu à peu rebâti leur ville sur le plan dont la flatteuse harmonie réjouit vos yeux.
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Antoine Sallès Lyon en l'an 2000

Ce qui l’étonnait le plus, c’est que dans cette ville grandiose, où des bosquets, des parcs, des places plantées d’arbres, des fontaines alimentées par des eaux jaillissantes entretenaient des courants de fraîcheur délicieux et faisaient surgir, au moindre carrefour, des visions de décors charmants, tout respirait la joie et le bien-être, et qu’il n’arrivait pas à y découvrir les indices des souffrances et des misères qui devaient pourtant s’y rencontrer comme partout où il y a des hommes.
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