Résumé

Charles Dallier La paroisse et le dimanche : étude sur la 1re scène d'Athalie (1881)

Attendre, confiné dans ce morne désert, Qu'un pauvre cœur humain à son cœur soit ouvert !
Des tourments du Calvaire aggraver la tristesse, Et des Judas impurs irriter la hardiesse !
A l'ironie amère, au blasphème odieux Exposer son amour, sa clémence, et les cieux !.
Quel rôle ! c'est le tien, Dieu de l'Eucharistie, Non moins puissant qu'au ciel en ta petite hostie.
L'insulteur, le parjure et l'orgueil aux abois, Sur ton mystère en vain se sont rués cent fois : Le seul vaiaqueur ici, c'est l'âme douce et chaste, C'est la foi, l'espérance et l'amour le plus vaste.
Source : Gallica

Charles Dallier La paroisse et le dimanche : étude sur la 1re scène d'Athalie (1881)

Le travail du Dimanche a creusé cet abime : Honte à lui ! l'anathème est certes légitime.
Mais l'airain retentit balancé dans les airs, Et sa puissante voix, en sons joyeux et clairs, S'épanche des hauteurs de la flèche gothique, Chef-d'œuvre sans rival du temple catholique : Gloire au plus haut des cieux ! paix à l'homme ici-bas !
C'est l'hymne du clocher ; ne l'entendez-vous pas ?
Par elle a commencé le divin sacrifice, Et l'Hosanna vainqueur ébranle l'édilice :
Trois fois saint le Très-Haut et son Verbe fait chair Descendu parmi nous en un sublime éclair !
Source : Gallica

Charles Dallier La paroisse et le dimanche : étude sur la 1re scène d'Athalie (1881)

C'est au pied de sa croix que l'église s'élève, Que de son divin Cœur le triomphe s'achève ; Il s'achève au milieu de vos restes sacrés, Martyrs et confesseurs sous l'autel vénérés.
Ce triomphe éclatant nous rappelle au Dimanche, A ce septième jour, noble et dernière branche Où la société peut s'accrocher encor ; Dieu veut bien lui garder cette halte au Thabor.
Mais que le scepticisme insulte, raille ou crie, Ne séparons jamais l'autel et la patrie.
Source : Gallica

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