Résumé

Collectif,  La révolution de 1848

“ Mes souvenirs de la France datent de 1840. Les noms de France et de Paris contenaient, non seulement pour moi, mais pour les jeunes Russes de mon temps quelque chose de fascinant, d’éblouissant... C’est de la France que nous attendions la lumière, non pas de la France de Louis Philippe et de Guizot, mais de la France de Cabet, de Fourier, surtout de George Sand... Il émanait de cette France la foi en l’humanité et la confiance que l’âge d’or n’était pas derrière nous, mais en avant... Nous habitions en Russie, mais notre vie morale et intellectuelle se passait en France. ”
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Collectif,  La révolution de 1848

“ Nulle part la répercussion de 1848 ne fut aussi grande qu’en Russie. Incapables de faire chez eux la moindre petite révolution, les Russes sont avides d’échos de barricades et de bouleversements politiques... lorsqu’ils leur arrivent du dehors. Tourguéniev, ne sachant pas à quoi faire aboutir le héros de son célèbre roman Dimitri Roudine, l’envoie se faire tuer sur une barricade... à Paris. Notez que Roudine est Russe par éducation, par tempérament, par la tournure de son esprit, par l’abondance de sa parole et par son incapacité absolue d’agir... en Russie. Il va donc se faire tuer à Paris. ”
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Collectif,  La révolution de 1848

“ Quiconque sentait un jeune cœur battre dans sa poitrine ne pouvait pas ne pas admirer cette force créatrice qui jaillissait de la France comme une source éternelle, cette force qui ne pouvait pas accepter de frontières, qui aspirait à se répandre au dehors, plus loin, toujours plus loin... ”
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