Résumé

L'Europe et la guerre (1875)

“ Ayant tout à craindre de son voisin redouté, l'empire d'Allemagne, elle ne bougera, ne sortira de sa neutralité que poussée par des intérêts majeurs, et si la Russie sait faire la part de l'Autriche du côté des provinces Danubiennes, elle sera sûre d'entraîner cette puissance qui rêve, pressée par la Hongrie, maintenant prépondérante dans ses conseils, d'étendre sa domination sur le Danube, de s'agrandir de ce côté pour réparer ses pertes de territoire et d'influence vers l'Allemagne. ”
Source : Gallica

L'Europe et la guerre (1875)

“ La Russie peut ainsi aisément attirer l'Autriche à elle, car seule elle est en mesure de lui laisser prendre des territoires vers le Danube et de lui en garantir la paisible possession.
Quant à l'Italie, elle n'a qu'un intérêt : la neutralité.
Elle est bien loin de l'Allemagne pour que cet empire puisse lui être utile, elle est trop près de la France et de l'Autriche pour n'avoir pas tout à craindre de les trouver parmi ses adversaires ; et puis, dans une partie engagée, il faut que la chance de gain puisse compenser le risque.
”
Source : Gallica

L'Europe et la guerre (1875)

“ Mais dans les événements futurs avec la Russie pour alliée, la France ne saurait être aussi facilement désintéressée. La cession de l'Alsace, même jointe à la Lorraine, ne pourrait suffire à la détacher de l'alliance Russe ; elle doit y persévérer jusqu'à la dernière heure et obtenir par elle la frontière rhénane, seule garantie contre un retour offensif de l'Allemagne.
Ainsi le veut la logique des intérêts qui finit toujours par s'imposer à la politique.
”
Source : Gallica

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