Romuald Giedroyc

Résumé

Romuald Giedroyc La revanche de la France (1872)

C'est en vue de la revanche que le soldat obéit plus docilement à une discipline plus sévère, que le bourgeois consent à payer de plus lourds impôts, que la jeunesse travaille plus assidûment, que les vieillards avouent les erreurs de leur vie et font amende honorable ; c'est pour la revanche que les prêtres prient sur les autels, c'est pour la revanche que les mères mettent au monde leurs enfants.
Source : Gallica

Romuald Giedroyc La revanche de la France (1872)

Dans la lutte franco-germaine, le vrai temps d'armistice fut la Commune, car ce grand péril de la société, venant se jeter en travers de la guerre des deux nations, était si menaçant pour l'humanité toute entière que les hostilités des peuples furent arrêtées, les haines suspendues, et tous les efforts de la France meurtrie se concentrèrent pour étouffer cette redoutable révolte, dont l'histoire des guerres civiles n'avait jamais donné un aussi formidable exemple.
Source : Gallica

Romuald Giedroyc La revanche de la France (1872)

Le rapprochement des cabinets de Berlin et de Vienne se cimenterait par une guerre commune avec la France. Avant de laisser prendre une revanche de Sedan, l'Autriche voudrait peut-être une revanche de Solférino, puisqu'il ne lui est plus permis d'espérer une revanche de Sadova. Ce n'est donc pas une alliée qu'aurait la France, mais une ennemie nouvelle. — La question se pose dans des conditions toutes différentes à l'égard de la Russie.
Dans ces guerres de races dont notre siècle nous offre l'exemple, la Russie et la Prusse sont fatalement condamnées à se mesurer les armes à la main.
Source : Gallica

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