Résumé

Constant Hilbey La Manière de faire recevoir une pièce au théâtre royal de l'Odéon… (1845)

J'ai fait représenter, comme on sait, à l'Odéon, une comédie intitulée Ursus; mais ce qu'on ne sait pas, c'est que pour la faire représenter j'ai payé à M. Lireux, directeur de ce théàtre, une somme de huit cents francs (j'en puis donner la preuve) . Je sais quelles récriminations un pareil aveu va soulever contre moi; on va dire, par exemple, que M. Lireux est un jeune homme que j'ai corrompu ! Soit ! Quand je tairais la vérité, elle n'en existerait pas moins : l'important pour moi n'est pas de paraître tel ou tel personnage, mais de l'être en effet
Source : Gallica

Constant Hilbey La Manière de faire recevoir une pièce au théâtre royal de l'Odéon… (1845)

Quelques hommes rares, indignés de ce qu'ils voient, s'élèvent courageusement contre toute injustice, et tâchent d'en flétrir les auteurs ; ceux-là on les met en prison. Jean-Jacques Rousseau dit dans ses Confessions, que les méchants sont toujours bien embarrassants; de nos jours ce sont les honnêtes gens qui embarrassent, et si l'on n'avait pas de prisons pour les mettre, je ne sais trop ce qu'on en pourrait faire.
Source : Gallica

Constant Hilbey La Manière de faire recevoir une pièce au théâtre royal de l'Odéon… (1845)

M. Lireux, lui dis-je en riant, pour déguiser le profond dégoût que m'inspirait un pareil entretien, combien cela me coûtera-t-il d'avoir fait une belle pièce ? — Quinze cents francs, mon ami. — Oh ! c'est trop, j'avais l'intention de n'y mettre que 500 francs. — Je ne le pourrais pas, mon ami. — Mais pensez donc ! Quinze cents francs pour une pièce si courte et qui peut n'être jouée qu'une fois.—Elle sera jouée beaucoup, au contraire. Ursus est un caractère de notre époque, et je puisvous garantir trente représentations au moins. — Le pouvez-vous par écrit?
Source : Gallica

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