Deux petits sabots — Two Little Wooden Shoes
“ Antoine lui avait souvent raconté ce merveilleux sauvetage en affirmant qu’elle avait pour mère et pour marraines les fées et les fleurs, origine dont elle était fière plutôt qu’humiliée. Le bon vieux curé lui-même, qui savait que la raison nous vient toujours assez vite avec le chagrin, n’avait jamais jugé nécessaire de lui montrer le néant de cette innocente fiction. Quand les gens de Bruxelles l’interrogeaient sur sa famille, elle répondait donc de bonne foi : — Ma mère était fleur. — Tu es une fleur dans tous les cas, — disait-on, et Bébée était satisfaite. ”
