Résumé

Deux petits sabots — Two Little Wooden Shoes

Antoine lui avait souvent raconté ce merveilleux sauvetage en affirmant qu’elle avait pour mère et pour marraines les fées et les fleurs, origine dont elle était fière plutôt qu’humiliée. Le bon vieux curé lui-même, qui savait que la raison nous vient toujours assez vite avec le chagrin, n’avait jamais jugé nécessaire de lui montrer le néant de cette innocente fiction. Quand les gens de Bruxelles l’interrogeaient sur sa famille, elle répondait donc de bonne foi : — Ma mère était fleur. — Tu es une fleur dans tous les cas, — disait-on, et Bébée était satisfaite.
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Deux petits sabots — Two Little Wooden Shoes

Un jour d’été, Antoine Maës, bon vieillard qui, pour vivre, cultivait son jardinet, dont les fleurs se vendaient en ville, avait aperçu un paquet flottant parmi les nénufars sur la pièce d’eau voisine de sa cabane, l’avait amené au rivage, et en avait tiré un petit enfant,exposé là pour périr sans doute, mais que le vigoureux réseau des fleurs avait fait surnager, Antoine le porta aussitôt à sa femme, qui n’avait pas d’enfant, et tous deux relevèrent en l’appelant Bébée.
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