Frédéric Le Guyader

Résumé

Frédéric Le Guyader Endymion, Imité de Tassoni

Ce pré, rempli de fleurs, l’attire : elle y descend,
Parcourant du regard les campagnes muettes,
Et secouant, des bords de sa robe d’argent,
La fraîcheur sur la mousse et sur les violettes.
Aussitôt les Amours, troublés dans leur ardeur,
Prennent leur vol, laissant l’auguste Chasseresse
Interdite devant la vue enchanteresse
Du bel Endymion endormi. La pudeur
L’oblige tout d’abord à détourner la tête.
Surprise d’avoir moins d’effroi que de plaisir,
Elle hésite et rougit, fait un pas, puis s’arrête,
Sentant monter la flamme ardente du désir
De son cœur à sa gorge.
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Frédéric Le Guyader Endymion, Imité de Tassoni

Semble aller au devant du bonheur qu’elle ignore ;
El, près de ce beau corps mollement étendu,
Elle s’assied.
Elle s’assied. Bientôt, le parfum des guirlandes
L’enivre ; et, résolue enfin à tout oser,
Pour exercer sa bouche aux audaces plus grandes,
Sur chacune des fleurs elle met un baiser.
Mais des attraits plus doux l’appellent. Sans haleine,
Diane, avide encor de plaisirs inconnus,
Comme on boit à longs traits dans une coupe pleine,
Embrasse les beaux yeux, les lèvres, les bras nus
Du berger. Il séveille : en voyant la déesse,
Il recule déjà ses genoux tout tremblants
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