Frédéric Le Guyader, Endymion, Imité de Tassoni
“ Ce pré, rempli de fleurs, l’attire : elle y descend, Parcourant du regard les campagnes muettes, Et secouant, des bords de sa robe d’argent, La fraîcheur sur la mousse et sur les violettes. Aussitôt les Amours, troublés dans leur ardeur, Prennent leur vol, laissant l’auguste Chasseresse Interdite devant la vue enchanteresse Du bel Endymion endormi. La pudeur L’oblige tout d’abord à détourner la tête. Surprise d’avoir moins d’effroi que de plaisir, Elle hésite et rougit, fait un pas, puis s’arrête, Sentant monter la flamme ardente du désir De son cœur à sa gorge. ”
