Francis Vielé-Griffin

Francis Vielé-Griffin

Résumé

Portrait de Francis Vielé-Griffin Francis Vielé-Griffin Album de vers

Ainsi qu’en ce matin d’avril prestigieux,
Humant la volupté des Choses surhumaines,
Je suis, inconscient, le sentier où tu mènes
Mon être vers un but inconnu de tous deux ;
Ainsi j’ai bu l’amour à tes lèvres diverses
Dès l’aurore première et dès l’éternité ;
Et jusqu’en cet avril où rit la nudité
J’ai tendu le cratère aux baisers que tu verses
Source : Wikisource

Portrait de Francis Vielé-Griffin Francis Vielé-Griffin Album de vers

Des lianes font peser la lourdeur de leurs chaînes.
Plus loin, l’herbe géante, ainsi qu’une forêt.
Vers l’azur entrevu dresse ses cimes blondes
Où le soleil ondule ainsi qu’un flot doré ;
Et puis c’est le murmure accoutumé des ondes,
Et le fleuve, ruisseau maintenant, reparaît ;
Des plaines de limon étrangement fécondes
Surgit, comme au hasard de toutes les saisons,
L’exubérante flore éparse par les mondes ;
Et dans l’effeuillement fauve des floraisons
Notre âme s’attardait parmi des fleurs immondes.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature