Diderot, Blondel, L’Encyclopédie, 1re éd.
“ La bienséance en général consiste dans la conformité d’une action avec le tems, les lieux, & les personnes. C’est l’usage qui rend sensible à cette conformité. Manquer à la bienséance, expose toûjours au ridicule, & marque quelquefois un vice. La crainte de la gêne fait souvent oublier les bienséances. Bienséance ne se prend pas seulement dans un sens moral : on dit encore dans un sens physique, cette piece de terre est à ma bienséance, quand son acquisition arrondit un domaine, embellit un jardin, &c. Malheur à un petit souverain dont les états sont à la bienséance d’un prince plus puissant. ”
