Résumé

Diderot, Blondel L’Encyclopédie, 1re éd.

La bienséance en général consiste dans la conformité d’une action avec le tems, les lieux, & les personnes. C’est l’usage qui rend sensible à cette conformité. Manquer à la bienséance, expose toûjours au ridicule, & marque quelquefois un vice. La crainte de la gêne fait souvent oublier les bienséances. Bienséance ne se prend pas seulement dans un sens moral : on dit encore dans un sens physique, cette piece de terre est à ma bienséance, quand son acquisition arrondit un domaine, embellit un jardin, &c. Malheur à un petit souverain dont les états sont à la bienséance d’un prince plus puissant.
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Diderot, Blondel L’Encyclopédie, 1re éd.

Ce qu’ils ont trouvé de plus parfait dans les exemples antiques, n’a pû les accorder : les uns lui donnent les deux tiers de la hauteur de l’ordre qui les soûtient ; les autres ne lui en donnent que la moitié. Je suis de ce dernier avis, & conviens néanmoins que cette proportion peut varier de quelque chose, selon que l’édifice est plus ou moins élevé ; ce qui ne peut se déterminer qu’à la faveur des regles de l’optique, sans lesquelles on ne peut que tâtonner, risquer de faire des fautes monstrueuses, ou réussir par un heureux hasard.
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Diderot, Blondel L’Encyclopédie, 1re éd.

Les balustrades qui couronnent cet étage, doivent aussi se ressentir de sa proportion raccourcie, & avoir environ un cinquieme moins de hauteur que celles qui couronnent un ordre régulier.
On pratique souvent des attiques sans ordre & sans croisée : ils sont destinés à recevoir seulement des inscriptions au lieu de balustrades, tels qu’on voit ceux de la porte S. Denys, S. Martin, S. Bernard, & à la plûpart des fontaines publiques ; alors ces attiques prennent le nom de l’architecture qui les reçoit, & de la diversité des formes qui les composent
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