Résumé

Du Roi, de la chambre, et des ministres… (1821)

Gardons-nous d'appliquer même à nos intérêts les principes de l'anarchie ; leur source est trop impure, et leur conséquence trop dangereuse. A Dieu ne plaise que ceux qui tant de fois défendirent le trône au péril de leur vie, veuillent jamais en affaiblir l'éclat ! L'amour de la patrie a bien pu un moment pousser trop loin des amis fidèles ; mais le coeur n'a pas participé aux erreurs passagères de l'esprit.
Mais si le Roi conserve ces Ministres, il prononcera donc la dissolution de la Chambre ?
Source : Gallica

Du Roi, de la chambre, et des ministres… (1821)

Le Ministère est déjà tombé. Le Ministère est tombé? Et qu'importe ; est-ce le Ministère que je me suis efforcé de soutenir ? Non, qu'on ne s'y trompe pas. J'ai établi une doctrine vraie et monarchique. J'ai voulu démontrer que la chute d'un Ministère quelconque par les efforts de la Chambre affaiblirait l'autorité du Roi, entraverait la marche du Gouvernement, et pourrait avoir les suites les plus funestes. Mes raisons ont-elles bonnes? Qu'on me lise et qu'on me juge.
Source : Gallica

Du Roi, de la chambre, et des ministres… (1821)

Acquis inconstitutionnellement, aux dépens de ce pouvoir monarchique qu'il faudrait conserver intact au prix de tout notre sang, n'aurions-nous pas à redouter que le pouvoir démocratique, sachant qu'il peut à son gré, par de violens murmures, disposer de la confiance du Monarque, ne gardât long-temps le souvenir de cet échec fait à l'autorité du trône, et ne s'en prévalût pour des circonstances que nous n'avons pu prévoir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature