F. Dazur

Résumé

F. Dazur,  Heures du soir

“ Si elle eût survécu à ses premières larmes, elle eût appris à n’en plus répandre ; elle eût connu comme on se fait l’œil sec et intrépide. Elle eût ossifié son cœur, brusqué sa parole, sa démarche, et toutes choses ; et se voyant ainsi bien garantie, elle eût ri plutôt que de pleurer. Hostile autant que personne, elle fût devenue de force à fournir toute sa course dans le monde, sans le craindre. N’attendant du bonheur de personne, elle n’eût pas voulu non plus que personne eût le pouvoir de la faire souffrir. ”
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F. Dazur,  Heures du soir

“ De la pierre du tombeau où j’étais agenouillée, et que je sentais se soulever comme pour m’avertir qu’il était temps de descendre, je jetai un dernier regard vers la vie, et je souhaitai que ce dernier moment du moins me fût adouci.
Je voulais bien mourir, puisque rien n’était plus pour moi sur la terre ; mais, seule dans la vie, devais-je être seule aussi à la mort ! et n’y en a-t-il pas qui sont les amis des mourans, qui abandonnent les joies du monde pour accompagner ceux qu’elles abandonnent, et s’entretenir avec eux de leurs fins dernières et préparer leur âme défaillante ?
”
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F. Dazur,  Heures du soir

“ Oh ! que je pourrais bien lui répondre, si elle m’interrogeait encore. Où est-elle ? J’ai soif de sa présence, de son souffle embaumé et rafraîchissant, de tout son être plus animé et plus transparent, pour ainsi dire, que l’on pénètre et qui vous pénètre en un moment ; qui achève en un moment ce qui prend des siècles à l’autre.
Ne dit-il pas lui-même, et ne m’a-t-elle pas répété avec sa grâce inimitable, qu’elle a une action dans tous les sentimens ! Ne m’a-t-elle pas dit : « Vous sentez que ce n’est pas la curiosité qui vous prie, mais j’ai beaucoup de sympathie, quand j’en ai. »
”
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