Résumé

F. Ponchon À la France, salut, paix et honneur… (1815)

Si la fortune a trahi votre valeur sur le champ de bataille, faut-il, par une atrocité réfléchie, livrer votre mémoire à l'exécration de la postérité ? Sera-ce donc nous , vos parents, vos amis, nous que vous deviez protéger, qui tremblerons à votre aspect, qui frémirons de votre courage. Votre cause est désespérée, dites vous , et jusqu'à la mort vous la défendrez , dussent Paris et la France vous servir de tombeau. Est-ce bien vous, vainqueurs de l'Europe, qui descendez jusqu'à cet excès de désespoir? Mais qui vous l'a dit que votre faute était sans pardon?
Source : Gallica

F. Ponchon À la France, salut, paix et honneur… (1815)

Ministres, pairs, représentants, braves et loyaux guerriers, et nous tous Français, plus long-temps ne soyons pas les jouets de ces jongleurs furieux. Est-ce notre faute à nous s'ils se jugent indignes de la lumière, et ne peuvent-ils descendre chez les morts sans que nos villes leur servent de bûchers, nos femmes et nos enfants d'hécatombes? S'ils refusent d'écouter la voix de la raison et de la patrie, séparons notre cause de la leur; livrons-les , livrons-les à toute leur fortune.
Source : Gallica

F. Ponchon À la France, salut, paix et honneur… (1815)

Au nom de Dieu, de la patrie et de l'honneur ; au nom de nos vieux pères, qui, blanchis dans les alarmes, nous demandent en grâce la faveur de mourir en paix ; par pitié pour nos jeunes épouses, pour nos faibles enfants, dont l'opprobre et la mort menacent la beauté et l'innocence; concitoyens, amis, écoutons, écoulons enfin la voix gémissante de la déplorable humanité, et cessons d'attiser avec une furie exécrable , les flammes prêtes à nous dévorer.
Source : Gallica

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