Résumé

G. Gaulard Porcinet et son cousin Marcassin (1889)

Ils avaient tous les deux un égal bonheur à se rouler dans la boue et dans toutes les flaques de la cour et en sortaient aussi noirs l'un que l'autre, car nous avons oublié de dire qu'au naturel Marcassin était noir et Porcinet
d'un beau rose chair, quand il était propre : mais ce n'était pas par la couleur qu'on pouvait distinguer les deux cousins et l'on pouvait bien les appeler tous les deux par leur nom, qui est celui de porc et constitue en général une injure. On dit plutôt goret, surtout dans les familles.
Source : Gallica

G. Gaulard Porcinet et son cousin Marcassin (1889)

Celle de Porcinet était résolue d'avance, il n'aurait pu y échapper qu'en se faisant maigrir, mais Marcassin aurait pu éviter son sort s'il avait suivi les conseils de sa mère, au lieu de se laisser guider par son intempérance.
Les deux camarades, jeunes encore, avaient été nourris jusque-là un
peu au hasard, fourrageant dans les fumiers de la ferme, vivant surtout aux tas d'ordures.
Source : Gallica

G. Gaulard Porcinet et son cousin Marcassin (1889)

Ce qui prouve qu'il faut touj ours se défier de gens qui vous donnent ou qui vous promettent de bonnes choses que vous n'avez ni gagnées, ni méritées.
Marcassin, qui avait entendu de son étable tout le remue-ménage et les cris de Porcinet, n'eut pas plus tôt vu son cousin fendu en deux et pendu à la porte qu'il jugea que cela tournait mal aussi pour lui ; il
enfonça la porte du jardin et gagna le large en soufflant, sans regarder derrière lui.
Source : Gallica

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