G. Gaulard

Élements biographiques

G. Gaulard,  Guilleri, histoire d'un cheval… (1888)

“ Il essayait bien de se détacher et de se défendre, mais le tombereau était lourd, et les coups pleuvaient comme grêle sur son dos.
Le vieux Pelé avait beau lui dire : « Laisse-toi faire, laisse-les rire ; tout à l'heure, quand on s'arrêtera au tas d'ordure, c'est nous qui mangerons les trognons de choux et les épluchures, pendant que ces imbéciles manœuvreront au soleil. » Guilleri était honteux. Pelé tirait la langue aux officiers, mais on le méprisait.
La corvée de quartier recommença encore le soir, et, comme le matin,
tout le monde de rire.
”
Source : Gallica

G. Gaulard,  Diane, Prestaud, Rustaud et Boulotte (1889)

“ Ce fut Rustaud, le frère de Boulotte, qui la remplaça.
Il avait avec elle une certaine ressemblance, mais, bien moins mauvais de caractère, il ne mordait que quand on le lui commandait et encore avait-il soin de s'adresser toujours aux animaux faibles et fatigués et, surtout, de se tenir à très grande distance des chevaux, qui sont ferrés et peu endurants de leur naturel pour les chiens.
Cette conduite sage et prudente lui assura de longs jours chez son maître, qui s'en contentait, faute de mieux, quoique médiocrement satisfait
d'un chien qui mordait sans entrain.
”
Source : Gallica

G. Gaulard,  Histoire de Marcassin (1889)

“ Toujours en alerte, faisant des lieues à la moindre alarme, épiant l'aboiement des chiens, le cor des chasseurs, Marcassin regrettait quelquefois la ferme ; il s'en approchait souvent malgré les conseils de sa mère, personne avisée qui avait élevé vingt-sept enfants et qui connaissait les dangers de la vie. Mais l'on se fait à tout; et Porcinet et les conseils
de sa mère, Marcassin les oubliait pour marauder le premier de la bande et toujours parti le dernier.
”
Source : Gallica

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