“ Quand je suis arrivé, il y avait peu de monde ; dans le vestibule, j’ai trouvé un monsieur très aimable... avec des favoris : on m’a dit que c’était le maître d’hôtel ; Ah ! il a un bien bel hôtel ! — Je lui ai serré la main, il a eu l’air très flatté... et il m’a demandé mon paletot. Vrai, pour un propriétaire aussi riche, il n’est pas fier. Moi, vous comprenez, j’ai refusé et j’ai donné mon caban à un monsieur qui avait l’air beaucoup moins bien, mais qui devait être quelque chose dans la maison, car tous les invités lui serraient la main en l’appelant « mon cher ». ”
Georges Feydeau
Résumé
“Le Potache”, est une œuvre de Georges Feydeau. Des thèmes tels que la cuisinière, le vestibule ou caban y sont abordés.
Citations de Le Potache (Georges Feydeau)
“ Quand il y a eu beaucoup de monde, on a donné une petite pièce. C’était joué par deux artistes, deux frères de beaucoup de talent... dont l’un — c’est très curieux ! — était plus vieux que l’autre. Seulement je ne pourrais pas vous dire quel était l’aîné ! J’ai demandé à mon voisin, il m’a répondu : « Vous voyez ! c’est celui qui ressemble le plus à l’autre ! » ”
“ Entre nous — faudrait pas le dire à sa femme — mais il a l’air d’être très bien avec la cuisinière. Il lui a dit : « Justine, je te présente Monsieur ! » et nous avons bu un litre. Pendant ce temps, la cuisinière me regardait (avec fatuité) et je crois bien... à la façon dont elle me regardait que... Enfin je l’ai entendue qui disait tout bas au propriétaire : « C’est égal, c’est malheureux qu’il ait une si vilaine livrée, il est gentil, ce petit groom ! » Eh ! bien, vrai, je ne suis pas fat... Mais ça m’a fait plaisir. Une bien charmante personne que cette cuisinière ! ”
