Résumé

Grand dictionnaire universel du XIXe siècle…

Mais Machiavel, un grand historien digne à la fois des anciens par l’art de la composition et des modernes pour l’étendue de la conception, les surpasse tous. Nous sommes étonnés de trouver, dans un étranger et dans un contemporain, une si profonde intelligence historique. Avec la même habileté que l’aurait pu faire un de nos historiens philosophes, un Guizot, un Mignet, Machiavel discerne les causes de la grandeur de la monarchie française sous Louis XII, et devine le moyen âge qui s’en va.
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Grand dictionnaire universel du XIXe siècle…

« Quand les gens du peuple ont un florin, ils sont riches. » Machiavel constate ce fait, confirmé plus tard par les ambassadeurs vénitiens, que le clargé, en France, possède les deux cinquièmes des revenus du royaume : « Et comme les gens d’Eglise trouvent chez eux plus d’argent qu’il n’en faut pour les nourrir grassement, tout l’argent qui leur tombe entre les mains n’en sort jamais, suivant l’humour avare de ces gens là. » L’historien remarque aussi qu’il entre beaucoup de gens d’Eglise dans le gouvernement des affaires
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Grand dictionnaire universel du XIXe siècle…

Il juge aussi que l’application du droit d’aînesse à tous les domaines féodaux fournit nos armées d’une foule de cadets de grande maison, braves, hardis, aventureux et cherchant, à travers mille périls, à se refaire une fortune. Notre cavalerie lui paraît redoutable ; il méprise notre infanterie, composée « de gens de métier et de paysans qu’on lève dans les villages ; or, ces pauvres gens sont tellement tyrannisés par les gentilshommes et tellement méprisés que cela leur rend le cœur bas. » En outre, le peuple, depuis cinquante ans, a désappris la guerre.
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