Résumé

Une demi-heure de revue à Rennes… (1820)

Les journaux monarchiques ont dit que les troupes , en entendant le cri de vive la Charte, avaient de la peine à contenir leur indignation.
Nos soldats sont - ils donc les ennemis de la Charte , pour qu'ils s'indignent contre les citoyens qui lui marquent de l'attachement? On se trompe : nos militaires ne sont pas d'anciens cadets à qui la révolution ait enlevé leurs privilèges. Ce sont des
fils de laboureurs et de marchands aussi intéressés
que nous au maintien de la Charte , qui ne met aucune borne à leur avancement : ils partagent et doivent partager nos sentimens.
Source : Gallica

Une demi-heure de revue à Rennes… (1820)

Les jeunes gens y répondirent par ceux de vive le Roi ! vive la Charte ! vive la Constitution ! toute la Constitution ! rien que la Constitution ! point de loi d'exception !
A ces cris, le général se porte rapidement avec l'état-major et un piquet de gendarmerie vers le groupe le plus nombreux, qui était à une des extrémités de la place (1) , derrière une compagnie de canonniers et les grenadiers de la légion de la Dordogne. Il arrive d'un air menaçant, la figure (2)
qu'ils étaient plus nombreux : tout spectateur impartial affirmera qu'un seul des groupes excédait 200 personnes.
Source : Gallica

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