Jules Troubat

Jules Troubat

Résumé

Portrait de Jules Troubat Jules Troubat La danse du chevalet

À peine, dit l’historien d’Aigrefeuille, sut-on à Montpellier la venue du roi et de la reine d’Aragon, que tout le monde courut en foule au-devant pour être témoin de leur union si désirée ; et, dans l’espérance dont on se flatta de leur voir bientôt un successeur, il n’est pas de marque de réjouissance qu’ils ne donnassent autour du cheval qui les portail. De sorte que le peuple ayant voulu en renouveler la fête l’année d’après à pareil jour, il donna, sans y penser, commencement à une sorte de danse, appelée du Chevalet, qui s’est perpétuée à Montpellier [5] ...
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Portrait de Jules Troubat Jules Troubat La danse du chevalet

Le signal de la danse est donné au son du hautbois et du tambourin, qui entonnent un vieil air, toujours le même, l’air de la danse du Chivalet. L’animal postiche exécute tous ses mouvements en mesure : il piaffe et rue ; devant lui ou autour de lui s’agite également en dansant un homme à pied, qui a pour mission de lui présenter l’avoine ; mais le difficile pour ce nouveau personnage est de rester à la tête du cheval, toujours en mouvement, et qui tend sans cesse à tourner sur lui-même.
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Portrait de Jules Troubat Jules Troubat La danse du chevalet

La légende poétique ou dorée, des siècles présente d’autres cas de ces analogies frappantes entre des récits authentiques et des inventions fabuleuses, nés les uns et les autres sous tous les climats et à toutes les latitudes : le vrai engendre le faux ou l’apocryphe. Ainsi l’émouvante aventure du Roumieu (le Pèlerin) , si populaire en Provence, n’est autre que l’histoire même du célèbre poète persan Firdousi, que la calomnie fit tomber en disgrâce, à soixante-dix ans, dans la Cour où il avait si longtemps vécu, et qui s’en retourna à pied dans son pays natal, sous un costume de derviche.
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