Jules Troubat,
La danse du chevalet
“ À peine, dit l’historien d’Aigrefeuille, sut-on à Montpellier la venue du roi et de la reine d’Aragon, que tout le monde courut en foule au-devant pour être témoin de leur union si désirée ; et, dans l’espérance dont on se flatta de leur voir bientôt un successeur, il n’est pas de marque de réjouissance qu’ils ne donnassent autour du cheval qui les portail. De sorte que le peuple ayant voulu en renouveler la fête l’année d’après à pareil jour, il donna, sans y penser, commencement à une sorte de danse, appelée du Chevalet, qui s’est perpétuée à Montpellier [5] ... ”
