Résumé

Beltrami Revue des Deux Mondes

Lorsqu’un sauvage, par accident, donne la mort à son manitou, il ne manque pas de lui demander pardon : « Il vaut mieux, dans tous les cas, lui dit-il, que ce soit moi qu’un autre qui t’ai tué ; car il vendrait ta peau, tandis que je la garderai avec vénération. » Le buffle est le seul animal que personne n’épargne, et qui ne soit pas susceptible de devenir manitou.
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Les Cypohais, ainsi que les Winnebagoes, les Menomienies, les Sioux, et toutes les autres peuplades, croient à un Grand-Esprit ; mais il n’est pas un seul individu parmi eux qui n’ait son manitou, divinité particulière et de son choix. C’est un animal, un arbre, une plante, une racine, et il est rare que dans la même tribu deux individus choisissent le même objet. Dans aucun cas, un Indien n’oserait donner la mort à l’animal qu’il a choisi pour manitou
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La danse de guerre ne peut être exécutée que par des guerriers. Les femmes et les vieillards se rangent derrière eux, et se contentent de répondre en chœur au chant, dont on ne peut se former une idée assez exacte qu’en se figurant la mélodie qui fit tomber les murs de Jéricho. Un jeune enfant précède les guerriers, portant les castagnettes ou le chichikoë.
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