Jules Moinaux

Jules Moinaux

Résumé

Portrait de Jules Moinaux Jules Moinaux,  Les Deux Aveugles

“ Mon trombone qui joue tout seul ! V’là ce que c’est que de souffler dans un instrument, les yeux fermés ; mes notes sortent un quart d’heure après. Ayez pitié d’un pauvre aveugle qui n’y voit pas clair !
GIRAFFIER, en dehors. Ayez pitié d’un pauvre aveugle atteint de cécité et même privé de la lumière ! (Le vent redouble.) Scélérat de temps ! (Il entre en scène.)
Scène II.
PATACHON, GIRAFFIER.
GIRAFFIER, entrant par la gauche ; il tient un pliant et une mandoline, et porte sur l’estomac une pancarte avec ces mots : AVEUGLE PAR AXIDANS. Ayez pitié. (Il éternue.) Allons, bon ! me v’là pin...
”
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Portrait de Jules Moinaux Jules Moinaux,  Les Deux Aveugles

“ PATACHON, prend un air satisfait et semble dire qu’il va chanter mieux que cela. ––Sur le pré fleuri, venez, fillettes et garçons, ––Danser, folâtrer au joyeux bruit des violons. ––Le ciel est d’azur, l’herbette est tendre, l’oiseau chante, ––Tout en ce moment, charme, séduit, entraîne, enchante. ––Amusez vous, trémoussez-vous, amusez-vous bien ; ––Le bonheur ici, joyeux enfants, ne coûte rien. ”
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Portrait de Jules Moinaux Jules Moinaux,  Les Deux Aveugles

“ PATACHON. Mon concurrent ! (Tous deux saisissent leurs pliants)
GIRAFFIER. Ah ! canaille !
PATACHON. Ah ! malotru ! (Ils s’enfoncent mutuellement leurs pliants sur la tête et se bousculent.)
GIRAFFIER. Ah ! faux béquillard !
PATACHON. Tiens, faux Bélisaire !
TOUS DEUX. Quelqu’un vient ! (Ils se dégagent vivement. Patachon prend par méprise la guitare, Giraffier le trombone, tous deux reprennent à tue-tête leur refrain pendant qu’un passant traverse le pont.)
––––––––––La lune brille, ––––––––––La nuit scintille, etc.
”
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