Résumé

Edmon Locard Revue Musicale de Lyon 1903-10-27…

Le suffète Giscon arrive : un chœur bruyant lui réclame les coupes d’or de la légion sacrée. Sur son refus, éclate le chœur de la révolte, où les effets de sonorité dépassent le but, et deviennent assourdissants, avec un déchaînement de trompettes et de trombones véritablement excessif et par trop prolongé. Le chœur des prêtres de Tanit, dont l’eunuchisme est symbolisé par des voix de soprani, semble bien incolore, par contre l’entrée de Salammbô est accompagnée d’un motif caractéristique dit par les violons, purement mélodique.
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Edmon Locard Revue Musicale de Lyon 1903-10-27…

« Va, souriante, avec ta plus riche parure », la scène de la toilette de Salammbô où les motifs de danse alternent avec le thème de la rêverie qui a servi de prélude à l’acte, et enfin ce récitatif : Ah ! qui me donnera comme à la colombe (la dièze mineur) suivi de la cantilène bien connue, dont le charme est indiscutable.
Le ballet qui commence le quatrième acte est inqualifiable : rythme, tonalité, orchestration, sonorité, tout s’y rencontre pour constituer les plus invraisemblables fautes de goût : c’est commun, bruyant, lourd, et déplorable.
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Edmon Locard Revue Musicale de Lyon 1903-10-27…

L’emploi qui en est fait n’est pas toujours la perfection même : et cela tient essentiellement à une cause : les thèmes de Salammbô reviennent presque toujours au même instrument et dans le même mode, et la même tonalité, ils ne sont ni affermis, ni fondus, ils ne s’unissent pas à un ensemble harmonique, ils sont toujours isolés et pour ainsi dire à découvert.
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