Edmond Locard, Léon Vallas

Résumé

Edmond Locard, Léon Vallas Revue Musicale de Lyon

Et cependant, le genre dramatique n’est point le fort de M. Massenet. À côté de la perle exquise qu’est le Portrait de Manon, à côté des pages charmantes que renferment Werther, Manon et le Roi de Lahore, les œuvres plus grandioses, ou plus sombres, telles que Le Cid, Esclarmonde, Le Mage, ou Hérodiade [1] , semblent outrer les défauts et les boufissures et noyer les finesses sentimentales par quoi ce compositeur est attachant.
Le sujet d’Hérodiade, il faut le reconnaître, prête d’ailleurs fort peu. Il est absurde d’un bout à l’autre.
Source : Wikisource

Edmond Locard, Léon Vallas Revue Musicale de Lyon

M. Verdier est un habile chanteur, dont le talent fait pardonner les insuffisantes qualités de force et d’étendue. M. Rouard bien servi par une voix magnifique tend à devenir l’idole des galeries, ce qui le perdra s’il ne se défie d’une telle popularité : elle le conduirait en effet au culte du colpo di gola, et à une mauvaise tenue scénique.
Mlle Claessen a été fort applaudie, ainsi que M. Sylvain qui a mis sa belle voix au service d’un rôle moins qu’intéressant. Quant à l’orchestre, il s’est aussi parfaitement comporté que pour Salammbô, et il n’y a que des louanges à adresser à M. Flon.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature