Résumé

Henri-Louis Lekain La Reconnaissance de Le Kain envers M. de Voltaire… (1778)

C'est le meilleur de tous, répond promptement M. de Voltaire.
A la fuite de ce fait, M. le Kain ajoute , qu'il n'est pas possible de rien entendre de plus vrai, de plus pathétique, de plus romain, que M. de Voltaire dans le rôle de Cicéron : c'était cet Orateur lui-même tonnant au milieu du Sénat contre les destructeurs des moeurs, de la religion & des loix. .
M. de Voltaire n'a jamais vu M. le Kain fur le Théâtre Français : c'est une étrange fatalité qu'il est' bon d'observer.
Source : Gallica

Henri-Louis Lekain La Reconnaissance de Le Kain envers M. de Voltaire… (1778)

L'assemblée la plus brillante qu'il y eût alors à Paris, y assista. M. de Voltaire y fut invité par l'Auteur. Ce grand homme , assez content de la Pièce & du jeu des Acteurs, demande le nom du jeune homme qui avait joué le rôle de l'Amoureux. On répond que c'est le fils d'un Orfèvre, qu'il joue la Comédie pour son plaisir, & qu'il veut en faire son état. M. de Voltaire témoigne le désir de le voir. M. d'Arnaud fut chargé de l'engager à lui rendre une visite le sur-lendemain.
Le plaisir, dit M. le Kain dans son mémoire, que me causa cette invitation, fut encore plus grand que ma surprise.
Source : Gallica

Henri-Louis Lekain La Reconnaissance de Le Kain envers M. de Voltaire… (1778)

Alors il me prit chez lui ; il fît bâtir un Théâtre au-dessus de son appartement, & me fit jouer avec ses nièces & ma société. II ne voyait qu'avec peine qu'il nous en avoit beaucoup coûté d'argent pour amuser le Public & nos amis.
Les offres désintéressés de son argent, les dépenses de rétablissement de son Théâtre , la bonté qu'il eut de me recueillir chez lui, de me défrayer moi & mes camarades de tout ce qui pouvoit nous en coûter, font des preuves qu'il est aussi généreux & aussi noble dans ses procédés que ses ennemis ont été injustes en l'accusant du contraire.
Source : Gallica

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