Jules Lemaître,
Les Contemporains, 2ème Série
“ IV Kaïn est un poème non de désespoir, mais d’espoir violent né de l’intensité même du désir. Il marque une aspiration d’un jour, une involontaire concession du poète à « l’illusion qui fait de nous sa pâture » [3] et qui, trompant sans cesse les efforts qu’elle suscite, ne permet point à la douleur de s’endormir. Il est bien jeune et bien naïf, le vieux Kaïn, et trop dupe de son bon cœur. Eh ! oui, les dieux passeront, mais après ? l’humanité en sera-t-elle plus heureuse ? ”
