Résumé

Didier de Chousy Ignis (par le Cte Didier de Chousy… (1884)

La science n'a pas de limites, répondit M. l'ingénieur Archbold. La science est le progrès (pro- gressus) ; la marche en avant, sans halte, sans terme.
Sa loi, loi des esprits, est de s'élever plus vile et toujours, comme la loi des corps est de tomber en se hâtant, en multipliant leur vitesse par le carré de la distance. Il n'y a pas deux cents ans que l'homme a conquis la science; il en bégaye encore les éléments, il y essaye ses premiers pas. Mais il prendra sa course, et sa vitesse à venir ira se multipliant par le carré des siècles.
Source : Gallica

Didier de Chousy Ignis (par le Cte Didier de Chousy… (1884)

Du milieu de l'un de ces nuages émergea tout à coup M. Hatchitt ; non pas celui que le lecteur a connu, jeune et alerte, s'élançant de son tube comme de sa trappe un dieu d'apothéose ; mais un Hatchitt vieux, éteint, ahuri, plus pâle qu'un pierrot de pantomime, plus sale qu'un égoutier, le dos chargé de colis comme un colporteur; ayant remonté le puits par le lacet des échelles, et tellement à bout de forces en arrivant au bord que, si M. Penkenton ne l'eût adroitement saisi par ses bagages, il fût retombé dans le gouffre.
Source : Gallica

Didier de Chousy Ignis (par le Cte Didier de Chousy… (1884)

Oh ! venez, monsieur Burton, s'écria lord Hotairwell, en m'apercevant ; venez jouir de ce beau
soleil, avant, qu'il nous absorbe en lui. Sur la terre, une atmosphère impure nous entoure et fausse notre vue. La lumière, comme la vérité, nous arrive de biais, oblique, diffuse ; elle nous trompe par ses réfractions protéiques, par ses mirages qui simulent, dans la plaine aride, des ombrages et des sources.
Mais ici, à cette magnifique altitude, l'air est pur, la lumière vraie, la vue sans limite
Source : Gallica

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