“ Dès ce moment, une rage l’emporta. Les haleines de l’invisible le grisaient, l’horreur noire de ce trou battu d’une averse le jetait à une fureur de destruction. Il s’acharna au hasard contre le cuvelage, tapant où il pouvait, à coups de vilebrequin, à coups de scie, pris du besoin de l’éventrer tout de suite sur sa tête. Et il y mettait une férocité, comme s’il eût joué du couteau dans la peau d’un être vivant, qu’il exécrait. Il la tuerait à la fin, cette bête mauvaise du Voreux, à la gueule toujours ouverte, qui avait englouti tant de chair humaine ! ”
Cuvelage
Définition et enjeux
Le cuvelage désigne à la fois une pratique technique liée aux excavations et une coiffure spécifique. Émile Zola l’emploie dans un contexte minier, décrivant une rage destructrice face à une « bête mauvaise du Voreux », tandis que les Jésuites de Trévoux le définissent comme une coiffure féminine « en battant l’œil ».
Auguste Debay et E. Bailly soulignent l’art de la coiffure, mettant en avant la beauté et l’harmonie, alors que Rochard propose une approche hygiénique avec la « cuve ventilée ». Ce terme, oscillant entre la technique et l’esthétique, révèle une dualité entre ingénierie et beauté.
Citations sur “cuvelage”
Bataille jeune, Physiologie du barbier coiffeur perruquier (1843)
“ Nous tenons la perruque par son dernier cheveu , mais ce cheveu est d' or , nous voici arrivés au prodige de l' art ; à Paris où tout est merveille , où le sort des empires et des rois ne tient qu' à un cheveu , où un cheveu fait faire maintes folies , où on voit au musée d' artillerie , l' épée de Damoclès , suspendue à un cheveu , où l' art du coiffeur fait pousser les cheveux , sans s' arrêter à telle ou telle longueur : deux mêtres , six mètres , dix , n' importe , quand on emploie la véritable graisse . ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Espece de coiffure de femme dont les côtés avancent beaucoup sur le visage, principalement la portion qui est vis-à-vis des tempes & des yeux, qui est taillée exprès en cintre, vis-à-vis de ces parties ; en sorte que cette partie de la coiffe étant fort avancée, & n’étant soutenue de rien, vient frapper contre la joue & l’œil de la personne, lorsqu’elle est agitée par l’air, ce qui lui a fait donner le nom de battant-l’œil. On dit, une coiffure en battant l’œil. J’étois coiffée en battant l’œil. ”
E. Bailly, La Mode par l’Image du XIIe au XVIIIe Siècle
“ Je vis hier la duchesse de Sully et la comtesse de Guiche ; leurs têtes sont charmantes ; je suis rendue ; cette coiffure est faite pour votre visage. Imaginez-vous des cheveux coupés de chaque côté d’étage en étage, et de grosses boucles rondes et négligées, qui ne viennent pas plus bas qu’un doigt au-dessous de l’oreille ; cela fait quelque chose de fort jeune et de fort joli, et comme deux gros bouquets de cheveux. ”
Auguste Debay, Hygiène complète des cheveux et de la barbe… (1851)
“ Oui, il faut l'avouer, ce peigne et ces mains, qui passent et repassent si délicatement dans les cheveux, font éprouver une sensation qui a ses douceurs, et ensuite le plaisir d'être bien coiffée épanouit les traits du visage et les illumine d'un rayon de joie. — En vérité, un habile coiffeur qui proscrit le fer chaud et la bandoline de son art, doit être regardé comme le conservateur de la chevelure, et l'on ne saurait trop souvent lui donner sa tête à soigner. ”
Georges Lafenestre,
Revue des Deux Mondes
“ L’épanouissement du visage frais et ouvert, avec ses rougeurs franches, entre les blancheurs vives des cheveux courts et des longs favoris, la carrure solide et paisible du corps, la fermeté vigoureuse des mains grasses et souples, sont rendus avec la franchise assurée d’un excellent dessinateur et d’un beau coloriste. ”
Auguste Debay, Hygiène médicale des cheveux et de la barbe… (1875)
“ C'est à vous, particulièrement, jeunes femmes, que s'adressent ces conseils ; vous le savez mieux que nous, les cheveux habilement disposés selon l'âge, le tempérament et le caractère de la personne; les cheveux ornés de quelques rubans ou fleurs, composent la plus charmante coiffure qui, non-seulement rehausse les attraits du visage, mais en cache encore les défauts ou les imperfections. ”
Albert Londres,
Marseille, porte du sud
(1927)
“ Vous en verrez aux cheveux coupés franchement en brosse, d’autres à qui il faut deux jours et l’aide de toute une famille pour préparer une coiffure qu’on ne touche plus pendant un mois. Vous verrez celles qui se tiennent sur des pieds brisés, celles qui s’avancent comme un oiseau sautille, et des esclaves marcher comme des princesses. ”
Jules Eugène Rochard, Traité d'hygiène publique et privée (1895)
“ La coiffure rationnelle est le chapeau bas de forme à cuve ventilée, à larges bords, en feutre ou en soie pour l'hiver, en paille pour l'été, et il faut espérer qu'elle finira par prévaloir et par détrôner ces cylindres luisants, fragiles, incommodes et disgracieux, dont nous sommes forcés, tout en maugréant, de nous couvrir la tête. ”
Charles Baudelaire,
Un Hémisphère dans une chevelure
“ Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures ; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l’espace est plus bleu et plus profond, où l’atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine. ”
Henri Bouchot,
Quelques dames du XVIe siècle et leurs peintres
“ Quant à l’ajustement des cheveux, il se montre plus extraordinaire encore. Perruques moutonnées, poupinées, teintes en blond d’or, relevées en arcelets, frisottées, chargées de pierreries, d’escofions et de chaperons, tout se porte et se supporte. ”
Honoré de Balzac,
Œuvres complètes de H. de Balzac…
“ De cette manière, les bulbes qui contiennent les liqueurs génératrices des cheveux ne sont jamais saisies ni par le froid, ni par le chaud. La chevelure, ce produit magnifique, à laquelle hommes et femmes attachent tant de prix, conserve alors, jusque dans l’âge avancé de la personne qui se sert de L’HUILE CÉPHALIQUE, ce brillant, cette finesse, ce lustre qui rendent si charmantes les têtes des enfants. ”
Willy et Jeanne Marais, La Virginité de Mademoiselle Thulette
“ Des jeunes femmes s’épanouissaient, en toilettes diaprées, coiffées de chapeaux extravagants, petits comme des touffes de violettes ou démesurés comme des cloches de volubilis monstrueux, d’où s’échappaient des cheveux aux teintes d’herbes roussies par la morsure du soleil ”
Octave Fidière, Chapu : sa vie et son oeuvre (1894)
“ Les cheveux, relevés sur la nuque, laissent voir, dans toute leur splendeur, l'élégante attache du cou, la ligne harmonieuse des épaules, le savoureux modelé de la poitrine et des bras. Jamais le marbre ne s'est mieux assoupli pour rendre les plus délicates palpitations de la chair, l'onduleuse flexibilité d'un jeune corps. ”
Georges Surbled,
La vie de jeune fille : ouvrage réservé aux mères de famille…
(1935)
“ Les cheveux courts ou longs réclament non seulement les soins quotidiens du démêloir, de la brosse et du peigne, mais une large ventilation qu'on obtient en défaisant chaque soir la coiffure : ils doivent être libres la nuit ou seulement enveloppés dans un filet léger. ”
Judith Gautier,
Fleurs d’Orient
“ La coiffure est d’un grand caractère ; deux des jeunes filles ont un diadème d’or ajouré, encadrant le front, comme en portent les déesses à huit bras ; contre l’oreille, qu’elle laisse à découvert, et s’appliquant sur les cheveux, une sorte d’aile, en or ciselé ”
E. Dulaurier, Revue des Deux Mondes
“ Leur coiffure, édifice ingénieux de rubans et de fleurs, est d’un goût exquis. Elles ont les cheveux d’un noir foncé, les yeux de la même couleur, bien fendus et très vifs, sous des sourcils parfaitement dessinés ”
“ Une couleur chaude, brune comme le bronze florentin, couvrait son teint mat et faisait ressortir la blancheur nacrée du globe de l’œil et le bleu clair de la pupille ; ses cheveux châtains, épais, courts, frisés, se séparaient sur son front à la manière des hommes qui, de nos jours, portent leur chevelure très longue ”
Oscar Wilde,
Le Crime de lord Arthur Savile
“ Des cheveux d'or pur2, pas des cheveux de cette nuance paille pâle qui usurpe aujourd'hui le beau nom de l'or, des cheveux d'un or comme tissé de rayons de soleil ou caché dans un ambre étrange, des cheveux qui encadraient son visage comme d'un nimbe de sainte, avec quelque chose de la fascination d'une pécheresse. ”
Pierre Loti,
Japoneries d’automne
(1889)
“ Ce qu’il y a de plus inimaginable chez ces femmes, assurément c’est la coiffure. Les beaux cheveux noirs, lissés, gommés, étalés sur je ne sais quelle charpente intérieure, s’éploient autour du petit visage jaune et mort, comme une large roue de paon, comme un large éventail ”
Alexandre Glénard, Compte-rendu des travaux du Conseil d'hygiène publique et de salubrité du département du Rhône… (1860)
“ Nous avons peu de chose à dire relativement aux vêtements des hommes ; nous laissons aux organes de la mode à parler de la forme disgracieuse de nos chapeaux, en convenant toutefois qu'une coiffure mieux adaptée à la forme de la tête, plus souple et plus légère serait sans doute mieux convenable sous lerapport de l'élégance et aussi de la commodité. ”
Pierre Paris, Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive… (1903-1904)
“ Les cheveux, qui sont aplatis sur le front et tombent jusque sur la nuque où ils s'arrêtent, carrément coupés, sont étages en ondulations horizontales dont chacune est guillochée de traits obliques, formant chevrons d'un rang à l'autre. ”
Charles Louandre, Les arts somptuaires du Ve au XVIIIe siècle… (1852-1853)
“ De toutes les parties du costume, ou plutôt de la toilette, la chevelure, à l'époque mérovingienne, est sans contredit la plus importante. C'est la chevelure qui forme l'attribut particulier des rois, c'est la chevelure qui fait la distinction des hommes libres et des serfs, du prêtre et du laïque. ”
Les Eaux illustrées. Enghien et ses environs…
“ Couturières, marchandes de mode, coiffeurs, tapissiers, architectes, etc., ce sera à qui emploiera le plus d'étoffe dans la jupe des robes, le plus de cheveux d'emprunt sur la tête des femmes, le plus de dorure sur les murs des appartements. ”
René Benjamin,
Le Major Pipe et son père
“ Coiffure simple, manteau vague en ratine moelleuse, bottes claires et molles, gants d’antilope, un charme infini dans tout l’habillement, et une aisance à le porter, qui faisait songer aux gravures de chasse ou de sport d’une époque agréable. ”
“ Aigle à part, la coiffure est adorable parce qu’elle dégage la nuque et laisse voir ces jolis petits cheveux frisés, duvet friand, régal des yeux, la plus fine et la plus mystérieuse beauté de la femme vêtue. ”
Georges Price, Historiettes de France et d'Espagne (1881)
“ Vous avez là une singulière poupée de cire. – Vous trouvez, monsieur ? – Oui. Est-ce que cela vous est bien utile de garder cette tête dans votre vitrine ? – Mais sans doute, monsieur. Cela attire les clientes du quartier qui jugent par sa coiffure de notre talent. Et puis c'est un accessoire du métier. – C'est vrai. Mais pourquoi ne mettez-vous pas un buste ? Vous devriez mettre un buste. D'autant plus que, avec un commencement d'épaules et un bout de draperie de satin, la coiffure ressort bien mieux. ”
Eugène Labiche Auguste Lefranc, L’Avocat d’un Grec comédie mêlée de couplets…
“ Moi, un honnête coiffeur qui n'ai jamais pris un cheveu à qui que ce soit... excepté un cheveu blanc par-ci par-là... et encore j'en avais l'autorisation, (Il crache par terre.) C'est bien meublé ici... ”
Louis Bertrand,
Revue des Deux Mondes
“ Coiffées en éventail, ou en diadème, les cheveux ceints de bandelettes, le chignon surmonté d’une couronne de fleurs ou de feuillages, ces petites bonnes femmes, vieilles de deux mille et quelques cents ans, ont une tournure et une physionomie étonnamment modernes. ”
Charles Diguet,
Les jolies femmes de Paris
(1870)
“ Le front, qui se trouve être d'une coupe superbe, est régulièrement garni de cheveux noirs au-dessus et aux côtés. Cette chevelure annelée encadre splendidement une carnation laiteuse qu'a effleurée de légères teintes roses une aurore naissante. ”
“ Qu’importait après tout qu’une nouvelle façon de coiffure, plate et tirée, durcît les traits de son visage comme pour en fausser l’expression ; qu’un malséant corsage, de couleur morne, d’étoffe laide au toucher, gauchît le rythme délicat de son corps... ”
Georges Surbled,
La vie de jeune fille : ouvrage réservé aux mères de famille…
(1935)
“ La tête est couronnée par les cheveux, et l'on sait l'importance de la chevelure pour la femme et pour la jeune fille. Quelle est la coiffure qui vous sied le mieux ? C'est une affaire d'état; c'en est une autre de connaître la mode et de la suivre. ”
“ Autour de son visage exquis, ses cheveux tombaient librement : quelque chose de délicieusement joli, vu au travers d’une triple gaze. Mais cela ne donnait pas de date. Les peignoirs blancs sont éternels, ainsi que les cheveux dénoués. ”
Amand Biéchy, Traité élémentaire d'archéologie classique (1846)
“ La coiffure fut toujours considérée comme une partie importante du costume, et l'on sut, dès la plus haute antiquité, mettre beaucoup d'art et de variété dans la manière de tirer parti d'une belle chevelure, d'en combiner l'ajustement avec des ornements divers, ou d'en réparer et d'en dissimuler les imperfections naturelles. Les voiles, les bandelettes, l'or, les pierres précieuses, les fleurs et les parfums, tout était mis en usage pour orner la chevelure ”
Albert Racinet, Le costume historique : cinq cents planches… (1888)
“ Les cheveux, comme on peut le voir, formaient des entas sements de boucles disposées de différentes manières, reliées à la coiffure par des épingles à têtes de diamant, firmaments, guêpes, papillons, dont on enrichissait la dentelle même du bonnet. Le véritable règne de la fontange commença à la fin du XVIIe siècle. ”
Pour être belle (1913)
“ Reprenez enfin la masse des cheveux pour leur imprimer la direction que vous jugez opportune, celle qui correspond le mieux à votre type et se rapproche le plus de la mode. Toutefois ne tirez et ne serrez jamais les cheveux, laissez-les assez flous et n'abusez pas des épingles et des peignes. La toilette du soir est, pour les cheveux, aussi importante que celle du matin. Comme pour nos membres, la nuit doit être un repos pour la chevelure. ”
Paul Bory, Les Industries bizarres, par Paul Bory (1900)
“ C'est avec tous ces cheveux vivants ou de chute que se fabriquent la plupart des chignons, coques, tours ou ondulés, que les dames ajoutent à leurs cheveux naturels soit pour remplacer les absents, soit pour combler des vides alarmants ou enrichir une chevelure déjà belle. ”
Ctesse de Montcabrier, Le Musée national Adrien Dubouché… (1927)
“ La coiffure poudrée, l'opulente soierie bleue qui couvre ses genoux jurent un brin avec la cruche d'eau et la touffe de roseaux qui l'entourent, mais la pose est exquise, le décolleté savoureux, et l'ensemble possède ce cachet de grâce conventionnelle et fardée, à travers lequel nous voyons cette époque. ”
Séjour de Lorraine, Les secrets de la beauté du visage et du corps de l'homme et de la femme… (1857)
“ Les cheveux s'allongeront tous ensemble, seront toujours égaux, prendront à leurs extrémités une teinte analogue au reste de la chevelure, se débarrasseront de ces vilains crochets qui les partageraient par le bout, et si leur nature est de friser, ils formeront de belles boucles égales. ”
Rose Nicolle, Une idée de Parisienne par page (1914)
“ Faites avec ces mèches et ces rubans une jolie et commode coiffure de nuit. Le matin, après votre toilette vous déferez les petits rouleaux et vos cheveux seront frisés sans l'atteinte pernicieuse du fer chaud, sans l'enlaidissement des épingles ou du cuir des bigoudis. Si vos cheveux frisent difficilement parce qu'ils sont gras, enduisez-les d'alcool, s'ils frisent trop et d'une façon inélégante parce qu'ils sont trop secs, enduisez-les légèrement de vaseline pilocarpinée. ”
A. Bellessort, Revue des Deux Mondes
“ La coiffure et le vêtement déterminent l’âge et le rang social ; l’absence de sourcils indique la veuve ou l’épouse ; une mèche de cheveux égarée sur le front, l’inquiétude et la douleur. Les courbures nettes et lisses du visage et du cou appartiennent à la jeunesse. Dans la maturité les muscles de la face commencent de saillir. ”
Jules Eugène Rochard, Traité d'hygiène publique et privée (1895)
“ La coiffure dans les campagnes est toujours le chapeau tantôt large de bords et rond de cuve, comme les feutres des seigneurs d'autrefois, tantôt bas de forme et à fond plat, comme celui de l'ouvrier des villes. ”
Léon Valade,
Le Parnasse contemporain/1869
“ J’emporterai d’ici des fleurs pour mes cheveux : J’aime les fleurs dans mes cheveux, quand je m’habille. Je ne mettrai qu’un peu de noir près de mes yeux : L’air m’a fait le teint vif sans que je me maquille. ”
Pierre Vésinier,
Le mariage de la cousine de l'Espagnole…
(1868)
“ Les faux cheveux, les chignons, les toupets, les tresses et les bandeaux ne sont pas placés avec moins de talent par notre artiste capillaire émérite, et le coiffeur le plus consommé envierait son savoir faire. — C'est grâce à son art précieux que Madame de S .... a de si jolies tresses, de si belles torsades et une chevelure si voluptueuse. Un matin qu'elle était à sa toilette, et qu'elle se parait des couleurs les plus fraîches et les plus belles, Monsieur le comte de P la surprit au milieu de son tatouage. ”
Eugène Le Roy,
Les Gens d’Auberoque
(1906)
“ Des cheveux d’un noir huileux, avec une fausse natte roussie par le temps, pareille à une queue de vache, et ramenée en couronne au-dessus d’un front bas, achevaient de prêter un aspect repoussant à sa large tête aux traits figés. ”
Marcelle Tinayre,
La Chanson du biniou
“ Ses cheveux traînaient sur sa veste neuve, de vrais cheveux d’enfant, blonds comme le chanvre et lisses, lisses, à tel point qu’ils formaient de chaque côté du visage une masse compacte, comme chez les varlets du moyen âge. ”
Auguste Millet, Le docteur Simon, ou Récits anecdotiques sur l'hygiène (1867)
“ Les adolescents et les adultes se sont astreints à la ridicule coutume de se couvrir la tête d'une coiffure lourde, disgracieuse, peu hygiénique, en soie ou en feutre noir, d'une forme élevée que l'on a comparée avec raison à un fragment de gros tuyau de poêle, et qui est connue sous le nom de chapeau. ”
