Résumé

H. de Graffigny Aventures extraordinaires d'un savant russe…

L'autre eut un geste d'effroi.
—Retourné! exclama-t-il... alors?
Sharp grimaça un sourire.
—Alors, rien... c'est maintenant le culot de l'obus qui regarde la lune et la pointe qui est tournée vers la Terre.
Incrédule, Woriguin se précipita à quatre pattes sur le plancher et regarda.
Au-dessous de lui, la lune s'étendait, semblable à une large mappemonde.
—Et eux? demanda-t-il.
Sharp eut un haussement d'épaules.
—Eux, ricana-t-il, ils filent dans l'espace.
Un éclair joyeux brilla dans l'œil du préparateur.
—N'atteindront-ils pas la lune?
Source : Gutenberg

H. de Graffigny Aventures extraordinaires d'un savant russe…

Seul, Jonathan Farenheit, oublieux du danger, poussait des cris de joie en voyant diminuer—pour ainsi dire à l'œil nu—la distance qui le séparait de son ennemi.
—Ah! gredin! grommela-t-il, gredin!
Et ses doigts d'hercule s'ouvraient et se refermaient comme si déjà ils eussent tenu la gorge de Fédor Sharp.
—Eh bien? demanda Gontran à Fricoulet.
—Eh bien! tu vois, l'obus de cet animal-là nous suit et va tomber sur la lune en même temps que le nôtre.
—S'il pouvait se casser les os dans sa chute! gronda l'Américain dont un sourire cruel crispait les lèvres.
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H. de Graffigny Aventures extraordinaires d'un savant russe…

L'ex-diplomate poussa un cri, non pas de douleur, bien que dans sa chute il se fut froissé rudement, mais bien de surprise, car en même temps que ses reins heurtaient le sol, une vive clarté, inondant soudain le laboratoire, venait le frapper en plein visage.
—La lune? cria-t-il sur un ton d'interrogation.
Mais Ossipoff ne lui répondit pas; d'un bond, le vieillard s'était remis sur pied, et tandis que son compagnon se relevait, il avait eu le temps de saisir une lunette, d'en braquer l'objectif sur le brillant satellite et de coller son œil à l'oculaire.
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