René Maurice Gattefossé,
Paradis : société anonyme
(1941)
“ Soudain retentissent d'un bruit affreux la Mer immense, la vaste Terre ; le Ciel ébranlé gémit ; le haut Olympe tremble jusque dans ses fondements ; au sombre Tartare lui-même parvient le bruit du choc horrible. La Terre féconde brûle en frémissant : les vastes forêts éclatent, tout bouillonne : la Terre entière et les courants de l'Océan et la Mer immense. L'incendie gagne jusqu'au Chaos : à ce que voient les yeux, à ce qu'entendent les oreilles, on eût dit que la Terre et le Ciel se confondaient : l'une ébranlée sur sa base, l'autre tombant de sa hauteur. ”
