Résumé

Portrait de Edmond Locard Edmond Locard Revue Musicale de Lyon 1903-11-24…

Il y a enfin, et ils sont légion, ceux qui préfèrent le plus cher de tous les bruits, et qui ne trouvent de délassement à leur travail quotidien que dans le spectacle de l’opéra.
C’est pour cette dernière catégorie de citoyens que l’école italienne a été créée et mise au monde.
La musique italienne, qu’elle soit signée Bellini, Donizetti, Rossini, Verdi, Puccini, Mascagni ou Leoncavallo, suit une immuable ligne de conduite : n’être fatigante ni à entendre ni à composer.
Source : Wikisource

Portrait de Edmond Locard Edmond Locard Revue Musicale de Lyon 1903-11-24…

Et à tout prendre, a-t-on le droit de le leur reprocher. N’ont-ils pas fait les plus louables efforts. Verdi n’a-t-il pas tenté de se renier lui-même pour entrer dans le sillage wagnérien : stérile tentative, Othello et Falstaff n’ont rien à voir avec le Niebelung, et sont bien restés les quasi jumeaux de Rigoletto et du Trovatore. Puccini et Léoncavallo ont pillé de leur mieux le faire, la méthode et jusqu’aux thèmes de Massenet : sans résultat ils ont italianisé leur modèle et c’est tout.
Source : Wikisource

Portrait de Edmond Locard Edmond Locard Revue Musicale de Lyon 1903-11-24…

Dans ce dernier genre, celui des amateurs de spectacle, il y a toutes les nuances possibles : ceux qui préfèrent le cirque, et ceux-là à mon sens sont dans le vrai ; ceux qui estiment le café-chantant parce qu’on y fume, ceux qui accordent leur sympathie au vaudeville ou à l’opérette parce que c’est gai, et ceux qui adorent le drame parce qu’on y pleure, occupation essentiellement saine et reposante.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature