Résumé

Revue musicale, 1862/05

“ On ne tarderait pas à être convaincu que les Grecs et les Romains et tous les peuples de l’antiquité ont complètement ignoré qu’il fût possible de rendre avec des rhythmes et des sons autre chose qu’une noble exaltation de l’âme, un délire religieux ou une fiévreuse ivresse. Parmi les peuples modernes, il n’y a que les Italiens et les Français qui sachent vraiment exprimer la gaîté en musique, et qui possèdent au théâtre une comédie lyrique. ”
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Revue musicale, 1862/05

“ La Serva padrona est encore aujourd’hui un petit chef-d’œuvre de grâce et de vérité, et l’art qui s’y manifeste est bien supérieur à celui des charmans musiciens français qui se sont inspirés de l’œuvre de Pergolèse. Ce doux et mélancolique génie, qui, ainsi que Raphaël et Mozart, est mort dans la fleur de son âge, n’a pu, en abordant et en créant presque le genre de la comédie lyrique, se dégager entièrement de cette noble et vague mélopée qui a été l’origine de l’opéra. ”
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Revue musicale, 1862/05

“ C’est une chose très rare que de trouver dans la musique d’église des plus grands maîtres un style complètement différent de celui qui règne dans les compositions mondaines. Cherubini lui-même, quoi qu’en disent de vieux pédagogues, n’a pas résolu le problème dans ses belles messes, qui se distinguent plutôt par la noble et froide sévérité du style ecclésiastique que par l’accent profond et pathétique du sentiment religieux.
La Serva padrona de Pergolèse fut représentée à Paris en 1752 par une troupe de chanteurs italiens où se trouvaient la Tonelli et le bouffe Manelli.
”
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