Résumé

Félix Regnault Bulletins et Mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris

La maladie d’yeux du peintre Degas influença son œuvre,
de même la surdité de Beethoven.
Le génial doit avant tout posséder un cerveau qui dirige ses sens vers leur meilleur emploi, recueille les images, les classe, les coordonne, sinon sa mémoire est un capharnaüm où s’entassent confusément mille matériaux qu’il ne sait retrouver et utiliser au moment voulu.
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Félix Regnault Bulletins et Mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris

Quand l’obscurité s’étendit sur sa vue, il se détacha davantage des soucis de la vie, il vécut surtout des visions qu’il avait emmagasinées en son esprit, car il avait une mémoire de l’œil étonnante, ce peintre qui a tracé de souvenir une image fidèle du plafond de la galerie d’Apollon au Louvre.
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Les sens apportent des images au cerveau qui les œuvre. On a donc pensé que la production intellectuelle devait différer suivant la nature de ces images.
Pourtant une finesse particulière des sens n’est pas indispensable au génial. L’examen scientifique révèle que ses sens ne sont point meilleurs que ceux du commun. Bien plus, le génie serait parfois aidé par des sens défectueux, et ce fait a été relevé notamment chez des peintres dont la vue était mauvaise !
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