Résumé

Libération du pays à bref délai par une taxe de guerre (1872)

Il serait même désirable que la taxe pût être établie, non seulement pour payer les trois milliards qui restent dus, mais encore pour rembourser les deux milliards obtenus par le dernier emprunt. Le dégrèvement d'impôt qui en serait la conséquence naturelle produirait pour chacun un allégement qui ferait plus que compenser le sacrifice consenti.
Tout dans ce moment, n'est-il pas entravé par la perspective des impôts? L'industriel, le commerçant, l'ouvrier, le rentier lui-même, ne sait pas quel objet de sa consommation va être frappé, quelle partie de ses ressources diminuée, et il attend.
Source : Gallica

Libération du pays à bref délai par une taxe de guerre (1872)

Enfin la taxe ferait honorer également tous ceux qui paieraient dans la mesure de leurs ressources, et remettrait à sa juste place dans la société, l'individu inutile, qui n'ayant su ni conserver son héritage, ni se créer une situation régulière susceptible d'être évaluée, se trouverait hors d'état de contribuer au rachat du pays.
Si l'idée de la libération par une taxe de guerre répond au sentiment public, elle ne pourra manquer de se produire au sein des Conseils généraux, dont les voeux, émis dans ce sens, auraient une importance hors ligne et pourraient même rendre la pétition superflue.
Source : Gallica

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